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Le President Kagame s’adresse a la presse internationale : Securite, relations France-Rwanda,...

Redigé par IGIHE
Le 10 avril 2019 à 05:05

Au lendemain des ceremonies de commemoration du 25 anniversaire du genocide, le President a donne une conference de presse ou les journalistes etrangers et locaux venus couvrir l’evenement lui ont pose des questions diverses y compris les questions de securite, les relations difficiles avec ses voisins...Le Président Paul Kagame a déclaré que l’histoire du Rwanda au cours des 25 dernières années en matière de libération, de relèvement et de dévéloppement du pays avait permis de renforcer le pays dans plusieurs domaines, notamment en matière de défense.

Il a rassuré les citoyens de leur sécurité, affirmant que les expériences passées avaient préparé le Rwanda à se défendre.

"Nous assurons également à tout le monde que ce Rwanda, avec son histoire de souffrance, a grandi à tous les niveaux, y compris dans le renforcement de sa capacité de mener une guerre pour défendre sa stabilité et sa paix", a-t-il déclaré.

Il a qualifie de fausses et délibérées les affirmations de certaines personnes selon lesquelles des groupes armés auraient pris le contrôle de certaines parties de la reserve naturel- parc de Nyungwe, dans le sud-ouest du Rwanda.

« C’est une histoire qui ne tient pas debout. Ces gens ne savent pas de quoi ils parlent », a dit le Président laconiquement comme pour dire que ceux la qui fanfaronnent font dans l’intox mediatique. Il n’oublie pas de preparer l’opinion internationale sur ce qui peut advenir au cas ou la menace se rapproche dangereusement de son territoire.

« Nous ne songeons pas à créer une guerre hors de nos frontières. C’est un avertissement pour quiconque pense à la guerre sur notre territoire. Si quelqu’un veut faire la guerre au Rwanda, il doit également être conscient du danger auquel il s’expose », a déclaré Kagame.

Pour les autres pays confrontés à des défis et à des situations difficiles, le Président Kagame a déclaré que l’expérience acquise tout au long de ces 25 ans de l’apres-genocide et l’histoire du Rwanda sont assez parlantes pour montrer que le Rwanda actuel peut relever tous les defis auxquels il peut etre confronte.

« Il n’y a pas de problème insurmontable, même si cela peut sembler être le cas. Même des problèmes majeurs que peut rencontrer le Rwanda, nous pouvons les résoudre », a-t-il déclaré.

Le Président a également evalué le parcours de la femme rwandaise dans la reconstruction du pays au cours des 25 dernières années.

« Les femmes, en tant que partie membre de notre société, ne devraient jamais être des laissées-pour- compte. Pourquoi devriez-vous les ecarter de la direction des affaires publiques ? Dès le début, nous avons réalisé que l’implication de tous, et en particulier des femmes, en tant que partie intégrante de notre société, est importante et contribuera au dévéloppement de la Nation », a déclaré le Chef de l’État.

« Leur visibilite publique n’est pas une faveur, c’est leur droit, et nous l’avons compris depuis le début. C’est un avantage certain d’avoir plus de gens impliqués la gestion des affaires publiques. Il y a aussi ce que les femmes rwandaises apportent dans la reconstruction du pays en tant qu’individus et elles ont leurs propres qualités. "

Au sujet de la communauté est-africaine qu’il dirige actuellement, il a affirmé que l’esprit de la communauté était sain, malgré les difficultés existantes.

Il a fait observer que, à l’instar d’autres organisations, certains problèmes peuvent être résolus par le dialogue et la coopération.

Répondant sur l’état des relations entre le Rwanda et la France, le Chef de l’Etat a déclaré que, sous la direction actuelle du Président français Emmanuel Macron, des progrès importants se sont accomplis en matière de degel des relations bilaterales.

« Le mandat du Président Macron, malgré un environnement politique complexe, a enregistré des progrès très importants, notamment en ce qui concerne le traitement des archives, car elles contiennent la vérité que les gens peuvent interpréter », a-t-il déclaré.

Ici Kagame faisait allusion a la nomination, la semaine dernière, par le Président Macron d’une équipe de chercheurs et d’historiens charges d’examiner les archives des actions menées par la France au Rwanda lors du génocide de 1994 contre les Tutsis.

« Les gens nous ont demandé si ce que nous attendons de la France sont des excuses. Notre réponse a été non. Vous ne pouvez pas demander aux gens de s’excuser ou leur dire comment s’excuser. Cela rend nul le sens des excuses », a-t-il dit.

Interrogé sur l’état des progrès dans l’amélioration des liens entre le Rwanda et l’Afrique du Sud, il a répondu que le travail en cours serait encore plus fructueux s’il impliquait plusieurs niveaux d’intervention.


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