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La Présidente du PS Imberakuri accorde une interview exclusive à Umuseke.rw : pauvreté idéologique

Redigé par IGIHE
Le 22 octobre 2019 à 02:28

Le journal Umuseke.rw publie ce 22 octobre une interview exclusive que lui a accordée Mme Christine Mukabunani, Présidente du Parti Social Imberakuri et dirigeante actuelle du NFPO/ Forum de Concertation des Partis Politiques Agréés au Rwanda.

Mme Christine Mukabunani est députée au Parlement rwandais sur le ticket de son parti. Pour elle, l’opposition qu’elle prône revient à lutter pour que le Gouvernement accomplisse ce qu’il doit réaliser. Mais aussi, "l’opposition revient à pointer du doigt ce qui ne marche pas bien pour qu’il soit redressé.

"Notre ligne politique, c’est de critiquer ce qui ne va pas dans le pays parce que nous sommes un parti dse l’opposition. Notre but est d’explorer le paysage (socio politique) dans le pays pour constater ce qui ne marche pas bien ou ce qui aurait dû être fait et qui ne l’est pas. Nous le soulevons et montrons comment cela devrait se faire ou comment cela aurait dû être fait", a dit la Présidente du PS Imberakuri.

Très intéressante comme répartie
"L’important c’est que nous sommes à l’écoute de nos citoyens. Nous avons constaté que ces derniers nous prêtent leur compréhension. Ils ont des souhaits qui ne sont pas entendus", a-t-elle ajouté.

Pour elle, la différence qu’a son parti par rapport aux autres partis membres du NFPO... "Jamais vous ne nous entendrez louer les actions gouvernementales bien accomplies. Nous, notre option est de dire ce qui ne va pas bien dans le pays pour que cela soit entrepris et réalisé comme il faut. Nous voulons que la voix du peuple soit entendue. Nous faisons leur plaidoyer pour que leurs aspirations soient exaucées".

Bon Dieu ! Est-ce suffisant ?

"Nous avons une pauvreté idéologique criante chez nos politiciens. L’heure pour eux n’est pas de penser des lignes idéologiques rationnelles constructives. Ces Occidentaux créent des partis environnementalistes. C’est que la protection de l’environnement est un problème criant chez eux. Les possesseurs de capitaux violent de façon éhontée l’environnement et la destruction de l’ozone. Ici chez nous, nos politiciens ne pensent pas comment créer des partis luttant pour une redistribution équitable des revenus et richesses nationales. C’est pourtant ce problème auquel fait face tous les gouvernements du Continent Africain", a dit ce politologue rwandais qui a requis l’anonymat, ajoutant qu’il y a plusieurs façons de créer ces partis de lutte pour les droits économiques, culturels et autres.

Pour le Politologue, il ne suffit pas de critiquer le non fait. Il faut que les permanences des partis politiques rédigent des mémorandums montrant les défis qu’ils entendent montrer et, dans les détails, montrer des voies de solution dans le prisme idéologique de leurs partis.

Poursuivant ses déclarations, Mme Mukabunani ne peut que soulever un seul défi, une critique parlante.

"Je ne vois pas comment un pays comme le nôtre ayant des lacs et des eaux en grande quantité peut être frappé de famines périodiques", a dit la politicienne tentant de critiquer le fait que le budget annuel imparti aux activités du secteur agricole est régulièrement resté au fil des ans le plus maigre de tous les postes budgétaires alors qu’il emploie plus de 80% de la population rwandaise.

La politicienne encourage son gouvernement à mettre le paquet dans ce secteur avec une irrigation collinaire.

"Il ne faut pas que nos citoyens migrent en Uganda et Tanzanie à cause du fait que la terre ne leur donne pas assez", a-t-elle dit suggérant aussi aller plus loin, dépasser la houe pour la charrue.

Des revendications fondées !
La politicienne croit que le gouvernement doit renforcer au fil des ans la capacité perdue des enseignants. "Il faut aux enseignants de petits privilèges notemment la gratuité de l’enseignement jusqu’à la fin de l’université pour leurs enfants".


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