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“La cybercriminalité ne devrait pas décourager le recours a l’internet haut débit”- Kagame

Redigé par Igihe
Le 30 avril 2019 à 12:54

Le Président Paul Kagame a déclaré que l’émergence et la montée du discours de haine sur internet, de la désinformation et de la diffusion de contenus préjudiciables parmi les autres crimes cybernétiques ne devraient pas décourager les progrès en matière de déploiement du haut débit.

C’est ainsi qu’il s’exprimait alors qu’il coprésidait la réunion annuelle de la Commission des Nations Unies, aux côtés du Vice-Président et Secrétaire Général de l’Union Internationale des Télécommunications, Houlin Zhao, et du Vice-Président pour la politique d’accès mobile et global à Facebook, Kevin. Martin.

La réunion, entre autres sujets, a délibéré sur la lutte contre les contenus Internet préjudiciables, qui constituent une préoccupation croissante motivée par un accès accrû sur Internet à des coûts réduits.

« Nous n’avons pas besoin de règles spéciales pour le monde virtuel, et il n’existe aucune raison valable de restreindre les libertés fondamentales ou de limiter l’accès au haut débit, ce qui ne ferait que ralentir le dévéloppement et approfondir les inégalités. Nous avons simplement besoin de moyens pour faire respecter nos lois et tenir les individus responsables de ce qu’ils font sur l’internet comme nous le faisons sans », a-t-il déclaré.

Le discours de haine et la désinformation sont des vices qui servent souvent à perpétrer des crimes tels que la violence à grande échelle, car ils facilitent la déshumanisation.

Citant le cas du Rwanda lors du génocide de 1994 contre les Tutsis, le Président Kagame a souligné que c’était l’une des raisons pour lesquelles le Rwanda tenait à ce que les idéologies de haine et de division n’aient pas leur place dans le domaine public.

« Les violences à grande échelle sont toujours précédées par un processus de déshumanisation, par la diffusion d’idées qui justifient la mise à mort. Nous avons connu une telle situation dans mon pays il y a 25 ans », a-t-il déclaré.

C’est pourquoi nous travaillons pour que les idéologies de haine et de division n’aient pas leur place chez nous, at-il ajouté.
"Il n’y avait pas d’internet au Rwanda en 1994. La radicalisation n’est donc pas un phénomène nouveau, encore moins un sous-produit des médias sociaux modernes."

Il a déclaré qu’avec Internet, les messages haineux peuvent être diffusés plus rapidement et dans l’anonymat, sans donc l’obligation de rendre des comptes, d’où la nécessité de disposer d’un moyen prédéterminé de lutter contre ces vices.

« Mais si les défis d’aujourd’hui ne diffèrent pas qualitativement, la technologie a effectivement modifié le paysage de deux manières importantes. Le premier est la vitesse. L’internet est un accélérateur, il en coûte très peu pour atteindre très rapidement beaucoup de monde. La seconde est un sens de la responsabilité. Les personnes qui causent des dommages peuvent le faire de manière anonyme. Ce devrait être considéré comme une cybercriminalité », a déclaré le Chef de l’Etat.

La Commission des services à haut débit envisage la création d’un nouveau groupe de travail sur le discours de haine et la désinformation dirigé par l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO).

Au cours de la réunion, la Commission a également reçu une mise à jour des initiatives de déploiement d’infrastructure visant à atteindre l’objectif du haut débit universel d’ici 2030.

La Commission du haut débit pour le dévéloppement durable a été créée en mai 2010 à l’initiative conjointe de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) et de l’UNESCO, afin de promouvoir l’accès à Internet et de contribuer à la réalisation des objectifs de dévéloppement des Nations Unies.

Source : New Times


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