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L’Uganda arrête 40 Rwandais dans une eglise : violation patente des droits humains

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 25 juillet 2019 à 11:23

La CMI/Chieftancy of Uganda Military Intelligence a arrêté au cours de ce weekend ecoule 40 citoyens rwandais qui participaient à une messe dans une église du quartier dit Kibuye en pleine capitale Kampala sur la chaussée Kampala-Entebbe.

Le quotidien ugandais Daily Monitor qui oublie la nouvelle rapporte que les agents de la CMI ont encerclé l’église. Ils ont ordonné l’arrêt du culte pour ensuite faire sortir tous les paroissiens assistant au culte. Ils étaient quarante Rwandais qui ont été immédiatement arrêtés.
« Nous de la Police, avons aidé uniquement à l’arrestation de ces Rwandais. Nous ne savons pas le pourquoi de cette arrestation. Référez-vous à la direction militaire du pays pour explications », a dit Patrick Onyango, l’officier et porte-parole de la Police de Kampala.

Prié de s’exprimer là-dessus, le Gén.de Brigade Richard Karemire a décidé de ne rien déclarer à la Presse disant uniquement que « des opérations de ce genre continuent, que faire des déclarations à ce sujet nuirait à la suite de l’opération ».

Daily Monitor ne s’en est pas tenu là. Il a posé la question au Haut Commissaire Rwandais à Kampala, le général major Frank Mugambage qui n’a pas été disponible.
Une situation inconfortable pour les deux régimes de Kampala et Kigali
Pourquoi les services de renseignement militaires ugandais arrêtent-ils des Rwandais résidant ou voyageant en Uganda depuis 2017 ?
Il a été rapporté à mainte reprises comment cette CMI apporte un soutien très actif au mouvement politico armé rwandais, le RNC/Rwanda National Congress du général dissident rwandais Kayumba Nyamwasa en procédant au recrutement puis à la formation militaire de sujets rwandais pour, plus tard, attaquer le Rwanda et y ériger un régime politique vassal qui fonctionnera en bonne intelligence avec le vieux Museveni.
Les médiateurs angolais et congolais incapables
Le contentieux rwando-ugandais est-il si profond au point que la médiation offerte par les présidents Fatschi (Félix Tshisekedi) congolais et Lourenço angolais semble, par ce geste ugandais, incapable ? Est-ce parce que cette médiation n’est pas structurée, qu’elle a été annoncée comme juste une simple démarche ou déclaration diplomatique qui a sanctionnée par le sommet quadripartite de Luanda (Museveni-Kagame- Tshisekedi- Lourenço) sur la sécurité dans les pays de la région ?
Il est rapporté que les poches d’entraînement de cet RNC et FDLR éparpillées dans l’Est de la RDC, sur les hauts plateaux inaccessibles de Mulenge et dans le Nord Kivu ont été détruites par des opérations mixtes rwando congolaises. Mais qu’en est-il de possibles milliers de jeunes rwandais recrutés de force et peuplant les camps de formation ugandais ?
Kampala, une poudrière ?
Le vieux guérilleros et économiste ugandais ne veut pas décolérer et dépassionner la hargne avec laquelle il veut détruire Kigali par tous les moyens y compris les pires. Il n’a pas digéré la défaite de ses militaires de Kisangani du 5 au 10 juin 2000éavec plus de 2.000 soldats ugandais tombés dans le Fleuve Congo sous le feu nourri des jeunes Rwandais au cours de la guerre Congo II.
« Les Rwandais commentent cette guerre avec fierté cette hécatombe alors que cela devrait être déplorable des deux côtés », a confié récemment au New Vision ugandais, l’ancien général rwandais Kayumba Nyamwasa qui était à cette date le Chef d’Etat Major des armées rwandaises.

Arrêtés et qualifiés d’espions pour le compte de Kigali
Le quarante Rwandais arrêtés autant que le millier d’autres qui peuplent les cachots de la CMI éparpillés dans les villes d’Uganda sont immédiatement qualifiés d’espions pour le compte de l’armée rwandaise. Mais si d’aventure il y avait des espions rwandais, une certaine opinion publique se demande si ces espions seraient aussi nombreux que cela. De deux, pourquoi le Rwandais espionnerait-il actuellement l’Uganda si ce n’est à cause de ce projet criminel de prêer main forte à des groupes armés contre son régime alors que le pacte de défense signé en 2015 entre l’Uganda, le Kenya et le Rwanda précise bien qu’aucun des trois pays ne nuirait à l’autre, qu’au contraire, en cas d’attaque de l’un d’eux, les deux autres lui prêteront main forte.

Une fois que les choses vont se cabrer, qui de l’Uganda ou du Rwanda sera en mesure de se dire bien en droit de se défendre et d’enjamber les frontières de l’autre ?
EAC et les Sociétés civiles incapables de médiation entre les deux frères
Il faut dire qu’une médiation de la Communauté des Pays de l’Afrique de l’Est peut difficilement aboutir car entre pairs. Mais on constate des situations anormales des peuples frères rwandais et Ugandais qui, depuis 1994, n’ont jamais mis sur pied des structures de fortes relations d’amitiés faisant en sorte que les sociétés civiles rwando ugandaises pèsent de tout leur poids dans les relations bilatérales rwando ugandaises.

C’est l’absence de ces associations d’amitie de la société civile rwando ugandaise qui a alimenté l’acuité des situations d’incompréhension entre les deux régimes rwandais et ugandais. Pensez-vous bien si les patronats ugandais et rwandais avaient créé une Association d’amitiés rwando-Ugandaises ? Et s’il avait été fondé une association rwando ugandaise de professeurs d’anglais ?... Trouvez-vous que les choseeraient arrivees a la fermeture des frontieres communes ? Pensez-vous que cette societet civile n’aurait montre de facon impartiale qui, de l’Uganda ou du Rwanda, exagere dans les inimities profondes constatees entre les deux pays freres ?

Dommage que les deux régimes mettent beaucoup d’efforts sur ce qui les divisent au lieu de focaliser sur les intérêts communs, à savoir construire des stratégies de durabilité des régimes NRM ugandais et FPR rwandais qui devront traverser des siècles et continuer à être des modèles de développement dans la région.


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