Dans un communiqué public, Nchimbi a indiqué avoir informé la présidente Samia Suluhu Hassan de sa décision, prise conformément aux dispositions des articles 50(2)(c) et 149(2) de la Constitution tanzanienne.

Cette décision serait également liée à un engagement pris par Nchimbi envers la présidente en août 2025 qui lui avait alors assuré de sa loyauté et promis de quitter ses fonctions si elle estimait qu’un autre vice-président devait être nommé.

« Je suis convaincu, au-delà de tout doute, que Son Excellence la Présidente souhaite un changement. J’ai donc décidé de tenir ma promesse », a-t-il déclaré.

La démission intervient alors que plusieurs médias font état de divergences entre Emmanuel Nchimbi et la présidente Samia Suluhu Hassan. Les deux responsables n’ont toutefois pas donné de détails publics sur les raisons de ces tensions.

Nchimbi avait été nommé vice-président en novembre 2025, après avoir été le colistier de Samia lors de l’élection présidentielle d’octobre de la même année.

Avant son accession à la vice-présidence, il avait dirigé le parti au pouvoir, le Chama Cha Mapinduzi (CCM), en tant que secrétaire général.

Il avait également occupé plusieurs postes ministériels, notamment celui de ministre de l’Information et de ministre de l’Intérieur. Il avait ensuite représenté la Tanzanie comme ambassadeur au Brésil et en Égypte.

Après son départ de la vie publique, Nchimbi a assuré qu’il continuerait à servir son pays en tant que « bon citoyen de Tanzanie ».

Emmanuel Nchimbi, vice-président de la Tanzanie, a annoncé sa démission de ses fonctions et son retrait de la fonction publique