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Kayumba n’est pas le démocrate qu’il veut faire croire.

Redigé par igihe
Le 6 mai 2019 à 07:35

Le quotidien gouvernemental ugandais, New Vision, a publié samedi 4 mai 2019, une interview de deux pages dans laquelle il était question de présenter le dissident du Rwanda, le Gen. Kayumba Nyamwasa, en démocrate.

Il y a deux semaines, le même journal avait publié une autre interview de Leah Karegeya, veuve d’un autre dissident, le Col. Patrick Karegeya, décédé en 2014 en Afrique du Sud.

Le même journal vient également de publier une série d’articles peignant sous un beau jour les entreprises troubles du richissime Tribert Rujugiro, connu pour son financement au groupe terroriste RNC/Rwanda National Congress, dont le seul but est de renverser le Gouvernement de Kigali par les armes et la violence.

Kayumba est officiellement le premier Vice-Président du groupe terroriste RNC, mais en réalité, il en est le veritable leader.

De l’interview de Kayumba et d’autres articles parus dans le même article, on ne peut que conclure que leur objectif est de faire de RNC une entité politique crédible, et présenter ses fondateurs tels que Kayumba en « démocrates cherchant à renverser une dictature ».

Pour commencer, Karegeya, parlant au nom de RNC, avait déclaré ouvertement la guerre dès leur fuite, accompagnés par d’autres dissidents.
Et conformément à leur parole, entre 2010 et 2013, une série d’attaques à la grenade ont été lancées à Kigali et dans tout le pays, faisant de nombreuses victimes parmi des innocents Rwandais.

Pour revenir aux entretiens, la déduction que l’on peut faire est donc qu’il s’agit d’une campagne coordonnée des autorités ougandaises pour lancer un appel international en faveur de ces dissidents, un soutien dans leur lutte contre le Rwanda.

L’interview de Kayumba dans New Vision contenait 21 questions soigneusement rédigées dans le but de dissimuler une provocation de l’Uganda, relative aux incidents de Kisangani survenus en République Démocratique du Congo, il ya près de deux décennies.
Pour la petite histoire, au moment ou les troupes rwandaises et ugandaises accompagnaient en 1996 l’AFDL/Alliance des Forces Democratiques de Liberation du Congo pour converger sur Kinshasa, un incident est survenu quand il fallait occuper momentanement la Ville de Kisangani a quelques milliers de la frontiereEst de la RDC avec le Rwanda et l’Uganda.

Il s’est fait qu’une guerre fratricide a oppose les troupes rwandaises qui avaient occupe le terrain bien avant les Ugandaises. Ces dernieres ont brandi la clause d’ainesse par rapport aux rwandaises pour que celles-ci les laissent occuper a leur guise les positions strategiques de la villes.

Le president Museveni avait-il commence a preparer le General Kayumba Nyamwasa, l’alors Chef de l’Etat Major General des forces armees rwandaises a la dissidence sournoisement preparee par l’Ugandais Museveni ?
Les raisins de la discorde entre les leaders rwandais Kagame et Museveni l’Ugandais ont-ils ete consommes presque irremediablement avec le facheux incident de Kisangani qui a vu de nombreuses troupes ugandaises acculees a se noyer dans le fleuve Congo faute d’echappatoire ? Il sera difficile de delier les langues pour savoir pourquoi le Hima Museveni n’a pas continue a soutenir les efforts de relevement et de reconstruction du Rwanda entames par Kagame avec la fin du genocide des Tutsi de 1994.

Mais il est parfaitement comprehensible de comprendre la tendance du vieux guerrilleros Museveni qui a voulu par la suite, apres des tentativers infructueuses de freiner l’ascension de son ancien dauphin Paul Kagame a la magistrature supreme de la Republique rwandaise des annees 2000.

Museveni qui a offert une arriere base tres importante pour le ravitaillement des troupes de l’Armee Patriotique Rwandaise,et une plaque tournante pour les cadres du FPR dans leurs efforts de faire entendre diplomatiquement la lutte du FPR dans la Communaute internationale, voila un vieux guerilleros autrefois revolutionnaire Museveni vaincu par la quete insatiable des honneurs qui ne lui sont pas rendus par ses anciens petits freres d’armes rwandais.

Pour ce faire, frisant la senilite, il va se rabattre sur d’anciens jeunes officiers rwandais dont l’ex-General Kayumba ou feu le Col. Karegyeya qui ont a peine connu la guerre de liberation de l’Uganda de 1981 a 1986 mais qui, doctrine militaire oblige, ont vite gravi les echelons grace au leadership militaire de leur Commandant en Chef Paul Kagame parfaitement impose par le meme Museveni peu apres la mort de feu Fred Rwigyema.

Dans tout projet de rebellion, il faut trouver une justification et un motif valable pour prendre les armes. Le meilleur motif est la quete de la democratie et le combat contre "une dictature de l’actuel regime rwandais". La recette est toute trouvee par le dissident Kayumba a la coupe de l’establishment de Museveni.

Selon le Président Kagame, il était étrange que Kayumba ait vécu une politique oppressive pendant près de deux décennies, sans se soulever contre, et n’en parler qu’après sa fuite.

« Il n’y a jamais eu un seul incident, pas un seul jour, qu’il peut citer comme preuve que les gens n’ont pas échangé sur des points de vue différents. Demandez à n’importe qui du FPR, de l’Armée ou du Gouvernement s’il a jamais entendu Kayumba soulever une question litigieuse pour laquelle il aurait pu être harcelé. Il n’y en a absolument eu aucun harcelement », a déclaré le Président Kagame.

Par contre, pour montrer la tolérance au sein du FPR et de l’Armée rwandaise, Kayumba avait été appelé à plusieurs reprises pour s’expliquer sur des questions relatives à sa conduite.

« Des membres du FPR et de l’Armée ont appelé Kayumba pour lui demander de s’expliquer à propos des informations qu’ils avaient sur lui, il a fui la même nuit. Une façon de confirmer que ces informations étaient fondées”, a dit le Président Kagame.

Comme indiqué par le porte-parole de la Défense et de l’Armée rwandaise en juillet 2010, Kayumba a non seulement échoué à remplir les tâches lui assignees, mais a également choisi de saper l’institution qu’il était censé servir.

Tout au long de son mandat en tant que Chef d’Etat-Major de l’APR, il a été caractérisé non seulement par des intrigues, mais également par la cupidité, le manque de responsabilité, la faible popularité et la création de cliques au sein de l’Armée.

Kayumba est parmi quelques officiers qui ont estimé qu’après la libération, il était temps pour eux de « manger » et donc de pouvoir piller. Ils ont échoué au test de responsabilité.

Il convient de noter que ce n’est pas un hasard si New Vision, un journal gouvernementa ugandaisl, est maintenant utilisé comme canal de propagande pour RNC.

Il est de notoriété publique que l’ONU, à la suite d’enquêtes menées par un groupe d’experts en décembre dernier, a établi un lien direct entre l’Uganda et le RNC, le premier facilitant activement le second en recrutant du personnel et en lui apportant une assistance logistique.

Il est également de notoriété publique que l’Uganda sponsorise ces insurgés tels que RNC pour déstabiliser non seulement le Rwanda, mais aussi la RD Congo.
Cela est corroboré par les témoignages de deux Officiers supérieurs du FDLR, un autre groupe terroriste, arrêtés l’an passe, en RDC en provenance de l’ Uganda.

Le duo, le porte-parole Col. Ignace Nkaka, plus connu sous le nom de La Forge Fils Bazeye, et le Lt Col Jean-Pierre Nsekanabo, responsable des services de renseignements des FDLR, ont confirmé le soutien de l’Uganda aux groupes rebelles rwandais.

Les deux hommes s’étaient rendus en Uganda pour rencontrer un émissaire de Kayumba, lors d’une réunion présidée par un haut responsable ougandais, réunion au cours de laquelle les deux formations - FDLR et RNC – devaient concrétiser leur coopération pour pouvoir attaquer le Rwanda.

Dans son entretien avec Saturday Vision, Kayumba s’est efforcé de minimiser le soutien de l’Uganda à RNC en affirmant que « si l’Uganda me soutenait, ils (regime rwandais actuel) ne seraient pas au pouvoir ».

Joel Mutabazi, membre du RNC, extradé d’Ouganda et condamné pour son rôle dans le lancement de grenades à Kigali, a été jugé avec d’autres agents du RNC, le Sgt Gafirita Emile et le Cpl Ndagije, alias Muzehe.

De plus, les Rwandais qui ont eu la chance de survivre à la torture en Uganda ont révélé comment des agents de la RNC, dont un certain Kayumba Rugema, étaient impliqués dans la torture et des traitements inhumains de Rwandais se rendant dans ce pays mais qui refusent de devenir membres du RNC.

Le soutien de l’Ouganda à RNC est visible et indéniable.

Le Président Museveni lui-même, dans une récente lettre adressée à son homologue rwandais, a admis avoir rencontré Charlotte Mukankusi, responsable de la diplomatie du RNC, et Rujugiro Tribert Ayabatwa, son financier.

Kayumba, comme d’autres dissidents, sera tôt ou tard traduit en justice, afin de répondre des chefs d’accusation retenus contre lui, a recemment dit indirectement l’actuel ministre des affaires etrangeres, Dr Richard Sezibera, se felicitant de voir un autre chef de rebellion dit Major Callixte Nsabimana alias Sankara, arrete puis extrade des Iles Comores au Rwanda.


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