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Kagame participe aux Journées Européennes de Développement et exige moins de conditions draconniennes

Redigé par IGIHE
Le 18 juin 2019 à 06:42

Ce 18 juin 2019, le Président du Rwanda Paul Kagame participe aux Journées Européennes de Développement à Bruxelles. Pourra-t-il renverser la vapeur et montrer que les pays en voie de Développement principalement africains peuvent accéder à une aide occidentale plus décente ?

Dans son discours de circonstance, Kagame a apprécié comment les pays en voie de développement tentent de chercher des solutions localement conçues aux défis qu’ils vivent au quotidien.

"Pour que cette feuille de route puisse arriver à terme, cela demande que les citoyens bénéficiaires des programmes gouvernementaux participent aux centres nationaux de prise de décisions qui les concernent", a dit Paul Kagame à ces Journée Européennes de Développement qui décident de la politique de l’aide aux Programmes d’Assistance des Gouvernements des Pays du Tiers Monde.

En d’autres termes, Kagame fier de sa Démocratie participative, trouve que l’aide au développement n’est pas du tout épanouissante, qu’elle enchaîne les gouvernements des pays assistés au point que ces derniers, immobilisés qu’ils sont par les aides conditionnées par des Programmes d’Ajustement Structurel vampirissants, ne savent pas instaurer un discours et un débat sociaux où les gouvernés tentent tant bien que mal de gagner de petits et maigres dividendes du pouvoir.

"L’Afrique, avec sa ZLEC (Zone de libre-échange continentale), a commencé à lutter comme un seul homme pour ses intérêts communs, Cette ZLEC sera lancée officiellement au cours de l’imminent Sommet des Chefs d’Etat de l’UA en juillet prochain à Niamey", a dit Paul Kagame qui, lui comme ses pairs africains, a du mal à apprécier le mode de commerce inégal Nord-Sud imposé principalement par l’Union Européenne qui a du mal à permettre l’entrée dans son espace de produits fabriqués en Afrique, se contentant uniquement de prendre les matières premières non travaillées.

"Le fait que les citoyens doivent demander des comptes à leurs dirigeants sur la gestion du bien public, c’est ça la démocratie participative dont ont besoin nos peuples. Cela leur permet de comprendre qu’ils pèsent en tant qu’acteurs dans le développement de leurs pays", a-t-il souligné trouvant en d’autres termes que la boulimie de l’Occident qui enchaîne les gouvernements africains avec sa politique de l’aide et assistance sociales, puissant quatre dollars là où il n’en a investi qu’un seul, que cette démocratie participative adoubée de la consensuelle, que cette recette tue l’aide et les capitaux occidentaux risquent de ne pas avoir de preneur ; ce qui créerait des antécédants sérieux à la rutilante économie capitaliste occidentale.

Kagame a naturellement, dans son discours, vendu l’image de marque de son pays montrant sa quête quotidienne d’une discrimination positive pour le sexe féminin, plus de 53%, et la promotion d’une nombreuse jeunesse rwandaise aux diverses carrières professionnelles et à leur sensibilisation aux initiatives lucratives et affaires privées.

Diplomatie oblige ? "Nous avons été fiers de la coopération Union Européenne-Afrique tout au long de votre leadership, M. Juncker", a-t-il lancé au Président sortant de la Commission de l’Union Européenne qui, depuis sa création en 2006 sous la direction du Belge Louis Michel, a créé un Fonds commun européen de développement alimenté à hauteur de 0.7 % des PIB des Etats membres au profit des programmes de développement des pays en développement d’Afrique.


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