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Kabila a envoyé ses émissaires à Kigali avant la déclaration sur l’appel de Fayulu.

Redigé par IGIHE
Le 21 janvier 2019 à 03:51

Le Président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, a envoyé à Kigali une délegation pour s’entretenir avec Paul Kagame, Président de l’Union Africaine, avant que la Cour Constitutionnelle ne se prononce sur la plainte déposée suite aux dernières élections présidentielles.

Dans la nuit de ce samedi la Cour Constitutionnelle a confirmé que Félix Tshisekedi a remporté les élections présidentielles et remplacera Joseph Kabila, aux rennes du pays depuis 2001. Dès la proclamation des résultats provisoires, le candidat Martin Fayulu les a rejetés et a tout de suite fait appel, demandant le recomptage des voix.

Des manifestations ont suivi et le Président de l’Union Africaine a convoqué un Sommet de l’UA pour se concerter sur le problème de la RDC. La SADC était aussi présente. Une des résolutions était de demander à la RDC d’arrêter la proclamation définitive des résultats et d’envoyer des émissaires de l’UA à Kinshassa pour échanger avec toutes les parties prenantes du dossier.

Seulement, voilà que la Cour Constitutionnelle fait fi et proclame les résultats définifits issus des élections présidentielles, beaucoup de Présidents de l’Afrique se pressent pour féliciter Tshisekedi comme Président élu, et L’UA reporte le déplacement de Kinshassa.

Selon la Voix d’Amérique, le Président Kabila a envoyé une délégation à Kigali, composée de son Directeur de Cabinet, Néhémie Mwilanya Wilonja ; le Directeur des Services de renseignement, Kalev Mutond, et son Conseiller en matières diplomâtiques, Barnabe Kikaya Bin Karubi. De cet entretien, rien n’est sorti.

Le journal JeuneAfrique avait déclaré récemment que les Chefs d’Etat réunis à Addis Abeba pour la circonstance s’accordaient pour dire que les résultats provisoires proclamés par la Ceni n’étaient pas conformes à la réalité. Un des Chefs d’Etat qui ont participé à ce sommet a même dit que tous les Chefs d’Etat reconnaissent sans aucun doute en Martin Fayulu le vainqueur des élections. Ils s’étaient accordés que le groupe devant se rendre à Kinshassa serait constitué par le Président Paul Kagame et Président de l’UA, Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’UA, le Président de la Namibie, Hage Geingob, Edgar Lungu de la Zambie et Cyril Ramaphosa de l’Afrique du Sud.

Des informations rapportent que cette délégation aurait mis le Président Kabila devant un choix très complexe : Que la Ceni proclame la victoire de Martin Fayulu ou que se fassent d’autres élections impliquant la participation de ceux qui ont fui le pays et dirigés par un Gouvernement de transition, et avec un autre Président consensuel, autre que Kabila.

Le calendrier de la Commission électorale en RDC prévoit que Tshisekedi prêtera serment le 22 janvier 2019 et commencera son mandat de 5 ans à la tête de la RDC. Après la décision de la Cour Constitutionnelle, la SADC qui demandait hier le recomptage des voix, félicite aujourd’hui Tshisekedi et demande à toutes les instances de soutenir le nouveau Président et son gouvernement. Elle a appuyé que la passation du pouvoir sera pacifique.

Pacifique oui, tel est le souhait de tout africain et de tout homme épris de paix. N’empêche qu’on est contraint de relever au moins deux constats.

De un : Quelle est l’autorité de l’Union Africaine si un pays membre peut lui afficher un tel mépris ? Car c’est de mépris qu’il s’agit.

De deux : Quel genre d’unité caractérise cette UA si certains Chefs d’Etat ont deux langues ? Hier ils doutaient sur la crédibilité des résultats, aujourd’hui ils les applaudissent et félicitent.

Mais quelle mouche les a-t-elle donc piqués ?

Et le Président de l’Union Africaine autant celui de la Commission, que ressentent-ils ? Un goût amer d’une équipe non soudée.

Encore du pain sur la planche Messieurs les Présidents.


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