L’événement s’est tenu le 27 juin à Istanbul dans le cadre des 100 jours de commémoration. Les participants ont échangé sur les racines du génocide contre les Tutsi et sur le rôle de la jeunesse dans la prévention de telles atrocités à l’avenir.

Cette rencontre a rassemblé des Rwandais exerçant diverses activités professionnelles à Istanbul. Elle a débuté par un mot de bienvenue prononcé par Nshuti Aimé Benjamin, président de la communauté rwandaise dans cette ville.

Lors d’une conférence-débat, l’ambassadeur du Rwanda en Turquie, le Lieutenant-Général (Rtd) Charles Kayonga, est revenu sur les différents génocides qui ont marqué l’histoire du monde. Il a également mis en lumière la singularité du génocide contre les Tutsi, ses origines, les moyens de combattre durablement son idéologie ainsi que le rôle essentiel de la jeunesse dans cette lutte.

Les jeunes participants ont été sensibilisés au fait que les racines du génocide résident notamment dans la haine, la discrimination ethnique, l’injustice et les systèmes de gouvernance fondés sur l’exclusion. Ils ont été encouragés à bien comprendre ces réalités afin de contribuer à la lutte contre les vestiges de l’idéologie génocidaire.

L’ambassadeur Kayonga a également souligné que les personnes qui s’opposent au Rwanda ou qui cherchent à nier ou à banaliser le génocide contre les Tutsi, qu’elles soient rwandaises ou étrangères, sont souvent motivées par leurs propres intérêts plutôt que par une réelle préoccupation pour l’histoire et les souffrances du Rwanda.

Il a exhorté les jeunes à promouvoir activement et à renforcer l’unité nationale à tous les niveaux à travers des campagnes de sensibilisation contre la haine, l’idéologie du génocide, le négationnisme et la banalisation du génocide.

Dans son intervention de clôture, l’ambassadeur Kayonga a encouragé la jeunesse à ne pas rester spectatrice, mais à mettre ses connaissances, ses talents et son énergie au service du développement du Rwanda et de la construction d’une société débarrassée de toute idéologie génocidaire.

Il les a également appelés à rechercher la vérité historique et à approfondir leur compréhension du passé du Rwanda afin de faire vivre le principe du « Plus jamais ça ».

Les participants ont par ailleurs échangé sur la manière dont l’idéologie génocidaire s’était enracinée dans plusieurs institutions de l’État, y compris au sein de l’ancienne armée nationale, qui a finalement joué un rôle majeur dans l’exécution du génocide contre les Tutsi.

Les discussions ont également mis en avant le dévouement, le courage et les sacrifices de l’Armée Patriotique Rwandaise (RPA) dans l’arrêt du génocide ainsi que sa contribution à la reconstruction du pays au cours des années qui ont suivi.

Faustin Rutayisire, représentant de la communauté rwandaise en Turquie, a remercié tous les participants à cette soirée de commémoration. Il a souligné que leur présence témoigne d’une volonté forte de connaître l’histoire et constitue un signe d’espoir que l’unité des Rwandais permettra de faire du « Plus jamais ça » une réalité concrète, l’unité demeurant le lien qui rassemble tous les Rwandais.

Revenant sur les génocides dans l’histoire mondiale, le Lieutenant-Général (Rtd) Charles Kayonga a souligné la singularité de celui perpétré contre les Tutsi, ses origines, les moyens de lutter contre son idéologie et le rôle clé de la jeunesse
L’événement s’est tenu le 27 juin à Istanbul dans le cadre des 100 jours de commémoration
Les participants ont échangé sur les racines du génocide contre les Tutsi et sur le rôle de la jeunesse dans la prévention de telles atrocités à l’avenir
Cette rencontre a rassemblé des Rwandais exerçant diverses activités professionnelles à Istanbul

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