S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, l’expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Burundi, Fortuné Gaetan Zongo, a indiqué que des cas de meurtres, de disparitions, d’arrestations arbitraires et de torture continuaient d’être rapportés.

Il a également dénoncé l’insuffisance des poursuites visant les personnes soupçonnées d’être impliquées dans ces violations.

D’après les données de l’organisation burundaise de défense des droits humains ITEKA, citées dans le rapport, au moins 402 personnes ont été tuées en 2025, contre 182 au cours des six premiers mois de 2026. ITEKA a également recensé 55 personnes portées disparues en 2025 et 25 autres au premier semestre 2026.

Les informations examinées par l’expert de l’ONU mettent notamment en cause certains membres des services de renseignement, de la police et des Imbonerakure, affiliés au parti au pouvoir, le CNDD-FDD.

À l’approche de la présidentielle de 2027, Zongo a également fait part de ses inquiétudes concernant la situation des opposants politiques, des journalistes et des défenseurs des droits humains. Selon lui, l’espace politique et la liberté d’expression continuent de se réduire.

Le rapport évoque par ailleurs le contexte électoral, alors que le CNDD-FDD a remporté les 100 sièges de députés élus lors des élections législatives de 2025.

Zongo a en outre critiqué certaines dispositions de la législation électorale, notamment l’obligation pour les candidats à la présidentielle de verser une caution de 100 millions de francs burundais, estimant qu’elle pourrait réduire le nombre de personnes en mesure de se présenter.

L’expert de l’ONU a également appelé les autorités burundaises à enquêter sur les allégations de violations des droits humains et à garantir aux citoyens la possibilité de participer aux élections sans intimidation ni crainte.

L’expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Burundi, Fortuné Gaetan Zongo, a indiqué que des cas de meurtres, de disparitions, d’arrestations arbitraires et de torture continuaient d’être rapportés