Cette journée de mémoire, marquée par une marche aux flambeaux, des témoignages, des discours et des hommages artistiques, a rassemblé des membres de la communauté rwandaise, des autorités locales ainsi que de nombreux participants venus de différentes villes de Belgique.
Les activités ont débuté par une marche aux flambeaux reliant la gare de Leuven à la Ladeuzeplein, symbole du souvenir et de la solidarité envers les victimes. La cérémonie s’est poursuivie par des moments de recueillement, des discours, des témoignages et des hommages artistiques, dans un esprit de mémoire, d’unité et d’engagement contre l’oubli.
Assurant la coordination de l’événement, Édouard Karangwa a accompagné les différentes séquences de cette journée commémorative, marquée notamment par la présence de Lies Corneillie, échevine en charge des politiques internationales de la Ville de Leuven, ainsi que de représentants associatifs, de survivants et de membres de la jeunesse rwandaise de Belgique.
Dans son allocution d’ouverture, le Rév. Dr Martin Ikomeze, président de la Diaspora Rwandaise de Belgique (DRB) à Leuven, a remercié les participants venus de plusieurs villes du pays. Il a articulé son intervention autour de trois piliers essentiels de la commémoration : le souvenir, l’allumage des bougies et le témoignage.
Selon lui, le devoir de mémoire constitue une responsabilité pour chaque Rwandais et représente un moment privilégié pour transmettre la vérité historique. Il a rappelé l’importance de se souvenir des victimes du génocide commis contre les Tutsi tout en poursuivant les efforts en faveur de l’unité et de la réconciliation. Il a également souligné que les bougies allumées lors de la cérémonie symbolisent à la fois la lumière de l’espoir, le souvenir des disparus ainsi que l’engagement en faveur de la vérité, de la justice et de la paix.
Évoquant le rôle des témoignages, il a insisté sur leur importance dans la préservation de la mémoire, la lutte contre le négationnisme et la transmission de l’histoire aux jeunes générations afin qu’un tel drame ne puisse jamais se reproduire.
L’un des moments forts de la journée a été le témoignage de Madame Jeannette Mukandwari, rescapée du génocide commis contre les Tutsi. Aujourd’hui mère de deux enfants, elle a partagé un récit empreint de courage et de résilience. À travers son parcours, elle a témoigné de sa détermination à surmonter les épreuves du passé et à reconstruire sa vie malgré les blessures laissées par le génocide.
Prenant la parole au nom d’Ibuka, Johan Sebukire a souligné l’importance du devoir de mémoire pour les nouvelles générations. Il a rappelé que les jeunes de la diaspora, bien que la plupart n’aient pas vécu le génocide de 1994, en portent l’héritage à travers les récits de leurs familles et de leur communauté.
Il a insisté sur la nécessité de lutter contre le négationnisme, de préserver la mémoire des victimes et de transmettre cette histoire aux générations futures. À cette occasion, il a également lancé un appel à la Ville de Leuven afin qu’elle envisage, en concertation avec la communauté rwandaise, l’installation d’une plaque commémorative en hommage aux victimes du génocide commis contre les Tutsi. Selon lui, un tel lieu de mémoire constituerait à la fois un espace de recueillement, un outil pédagogique pour les générations futures et un symbole fort de l’engagement de la ville contre la haine, le racisme et toutes les formes de discrimination.
La cérémonie de Leuven marquait également la dernière étape du programme national de la 32e commémoration des victimes du génocide commis contre les Tutsi, organisé dans différentes villes de Belgique depuis le 7 avril. À cette occasion, Gakuba Ernest, président fédéral de la Diaspora Rwandaise de Belgique (DRB), a rappelé que le devoir de mémoire ne se limite pas à une période de l’année, mais constitue une responsabilité permanente envers les victimes et les générations futures.
Trente-deux ans après le génocide, a-t-il souligné, les blessures demeurent vives et la commémoration reste à la fois un hommage aux disparus, un engagement en faveur de la vérité et un rempart contre le négationnisme et l’idéologie génocidaire. Il a également évoqué les responsabilités historiques ayant conduit au génocide ainsi que l’abandon du Rwanda par la communauté internationale en 1994.
Rendant hommage aux soldats du FPR-Inkotanyi qui ont mis fin au génocide et sauvé de nombreuses vies, il a salué leur rôle déterminant dans la libération du pays. S’adressant particulièrement à la jeunesse, notamment celle de la diaspora, il l’a exhortée à s’approprier cette histoire, à la transmettre fidèlement et à promouvoir les valeurs de vérité, d’unité, de courage et d’humanité.
La journée s’est achevée par un hommage musical rendu par l’artiste Nyiranyamibwa Suzanne. À travers plusieurs chants chargés d’émotion, elle a honoré la mémoire des victimes du génocide commis contre les Tutsi et offert aux participants un moment de recueillement et d’espoir.
Au-delà du souvenir, cette 32e commémoration a rappelé l’importance de préserver la vérité historique, de soutenir les survivants et de transmettre la mémoire aux générations futures. À Leuven, comme partout en Belgique durant cette période de commémoration, le message est resté le même : se souvenir pour construire, transmettre pour prévenir et rester unis afin que jamais un tel drame ne se reproduise.
Les activités ont débuté par une marche aux flambeaux reliant la gare de Leuven à la Ladeuzeplein, symbole du souvenir et de la solidarité envers les victimes :









































































La cérémonie s’est poursuivie par des moments de recueillement, des discours, des témoignages et des hommages artistiques, dans un esprit de mémoire, d’unité et d’engagement contre l’oubli :




























































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