L’IPC urbain, principal indicateur suivi pour mesurer l’évolution des prix et orienter la politique monétaire, a progressé de 0,4 % sur une base mensuelle. Sur les 12 mois allant jusqu’à juin 2026, le taux d’inflation annuel moyen s’est établi à 9,3 %.
Le secteur des transports reste l’un des principaux facteurs de cette hausse. Les coûts du transport ont augmenté de 26 % en glissement annuel et de 1,2 % par rapport au mois de mai, notamment en raison de la hausse des prix du carburant liée aux tensions au Moyen-Orient.
Les dépenses liées au logement, à l’eau, à l’électricité, au gaz et aux autres combustibles ont également fortement augmenté, avec une progression annuelle de 20,5 % et une hausse mensuelle de 0,7 %.
La plus forte augmentation annuelle a toutefois été enregistrée dans le secteur de la santé, dont les prix ont bondi de 71,2 % par rapport à juin 2025. Les prix des restaurants et hôtels ont augmenté de 15,9 %, tandis que ceux des boissons alcoolisées, du tabac et des stupéfiants ont progressé de 13 %.
Les produits alimentaires et boissons non alcoolisées, qui représentent une part importante des dépenses des ménages, ont enregistré une hausse annuelle de 7,5 %, malgré une légère baisse mensuelle de 0,3 %. Les prix des légumes et de la viande ont chacun augmenté de 13,1 %, tandis que les boissons non alcoolisées ont progressé de 9,4 %.
L’indice de l’énergie a enregistré une hausse annuelle de 44,8 %, alors que les produits locaux ont augmenté de 14,7 %, contre 10,5 % pour les produits importés. Les produits frais ont connu une progression de 9,1 % sur un an.
L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits alimentaires frais et l’énergie, s’est établie à 12,3 %, ce qui traduit le maintien de fortes pressions sur les prix dans plusieurs secteurs de l’économie.
Dans les zones rurales, l’inflation annuelle a atteint 12,1 %, tandis que l’indice national des prix à la consommation a progressé de 12,7 % en comparaison avec juin 2025.
Pour établir cet indice, le NISR suit les prix d’environ 1 622 produits à travers le pays. Chaque mois, l’institut collecte plus de 40 000 observations de prix dans les zones urbaines et rurales auprès des marchés, magasins, écoles, hôpitaux et autres points de vente.
L’évolution de l’IPC urbain reste un indicateur clé pour la Banque nationale du Rwanda (BNR) dans l’évaluation de la stabilité des prix et la prise de décisions en matière de politique monétaire.



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