L’indice des prix à la consommation (IPC) en milieu urbain, utilisé comme principale référence pour la politique monétaire, a progressé de 0,9 % en juillet par rapport à juin. Sur une base annuelle moyenne, l’inflation s’est établie à 9,9 %, tandis que l’inflation sous-jacente moyenne a atteint 10 %.
À l’échelle nationale, les prix ont augmenté de 13,8 % sur un an et de 0,3 % sur un mois. En milieu rural, l’inflation annuelle s’est établie à 13,3 %, malgré un recul mensuel de 0,2 %, notamment grâce à une baisse de 3,6 % des coûts du logement, de l’eau, de l’électricité, du gaz et des autres combustibles.
Les coûts du transport ont enregistré l’une des plus fortes hausses. En milieu urbain, les prix ont augmenté de 24,2 % sur un an, tandis que ceux du logement, de l’eau, de l’électricité, du gaz et des autres combustibles ont progressé de 21 %.
Les prix du transport restent sous pression depuis février, en raison notamment des perturbations des flux pétroliers via le détroit d’Ormuz.
Le prix de la viande a particulièrement augmenté, avec une hausse de 33,8 % sur un an et de 17,8 % en juillet seulement.
Cette évolution s’explique notamment par les restrictions sur les mouvements du bétail et les mesures de quarantaine liées à la fièvre de la vallée du Rift, qui ont réduit l’arrivée de bovins, de chèvres et de moutons dans les abattoirs de Kigali.
Les prix des légumes ont, quant à eux, augmenté de 19,8 % sur un an, tout en reculant légèrement de 0,8 % sur un mois.
Les produits alimentaires et boissons non alcoolisées, qui représentent 27 % du panier urbain, ont augmenté de 13,1 % sur un an et de 1,5 % sur un mois, tandis que les prix dans les restaurants et hôtels ont progressé de 14,2 % sur un an.
L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits alimentaires frais et l’énergie, a atteint 11,4 % sur un an, contre 5,8 % un an plus tôt, et 0,6 % sur un mois, signe d’une pression accrue sur les prix des biens et services.
L’indice de l’énergie a, de son côté, bondi de 44,5 % sur un an, tandis que les prix des biens produits localement ont augmenté de 15,8 %, contre 10,7 % pour les biens importés.
Le NISR précise que son indice des prix à la consommation repose sur un panier de 1 622 produits, alors que plus de 29 482 prix sont collectés chaque mois dans les zones urbaines et 10 744 dans les zones rurales.
L’indice urbain demeure en outre la principale mesure de l’inflation utilisée pour orienter la politique monétaire du Rwanda.




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