Ce montant représente une hausse d’environ 69 % par rapport aux 379 millions de dollars enregistrés en 2021, rapprochant ainsi les transferts de la diaspora du double de leur niveau d’il y a cinq ans.
Cette progression témoigne du rôle croissant de la diaspora rwandaise dans l’économie du pays. Les fonds envoyés servent principalement à soutenir les ménages, mais contribuent également au financement d’entreprises, à l’achat de biens immobiliers et à d’autres investissements.
Parmi les projets auxquels des Rwandais vivant à l’étranger ont contribué figurent notamment 'Inn of The Lac', situé sur les rives du lac Kivu, Isange Estate et Imara Properties.
L’initiative Girinzu vise également à faciliter l’accès à des logements abordables pour les Rwandais vivant au pays et à l’étranger.
Lors d’une rencontre avec des Rwandais de la diaspora, le 14 août 2026, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Amb. Olivier Nduhungirehe, a salué leur contribution au développement du Rwanda.
Une progression constante depuis 2021
Les données de la BNR montrent une évolution globalement positive des transferts de la diaspora au cours des dernières années.
En 2021, ils s’élevaient à 379 millions de dollars, contre 461 millions en 2022 et 505 millions en 2023. Après un léger recul à 502 millions de dollars en 2024, les transferts ont fortement progressé en 2025 pour atteindre 640 millions de dollars.
L’enquête FinScope 2024 indique que 65 % des adultes au Rwanda avaient envoyé ou reçu de l’argent, les transferts nationaux représentant la plus grande part des opérations.
Environ 3 % des adultes ont reçu de l’argent de l’étranger, tandis que 1 % en ont envoyé à l’étranger.
Les canaux non bancaires restent largement privilégiés. Environ 63 % des personnes utilisent ces canaux, contre seulement 4 %, soit environ 309 000 personnes, qui passent par les banques.
Le 'Mobile Money' constitue le principal moyen utilisé pour envoyer et recevoir de l’argent.
Pour les bénéficiaires, les fonds reçus servent avant tout à répondre aux besoins quotidiens. Environ 53 % les utilisent pour acheter de la nourriture et des vêtements, tandis que 10 % les consacrent au lancement d’activités commerciales.
Par ailleurs, 9 % utilisent ces fonds pour payer les frais de scolarité, 5 % pour investir et 4 % pour couvrir les dépenses liées aux médicaments et aux soins de santé.
Avec cette progression, les transferts de la diaspora apparaissent ainsi comme une source importante de revenus pour les ménages, mais aussi comme un levier de plus en plus important pour l’investissement et le développement économique du Rwanda.




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