Les services ont été le principal moteur de l’activité économique, avec 51 % du PIB, devant l’industrie (23 %), l’agriculture (21 %) et les autres secteurs (5 %).

Sur la période, le secteur agricole a progressé de 4 %, contre 18 % pour l’industrie et 7 % pour les services.

La production de cultures vivrières a progressé de 5 %, tandis que celle des cultures d’exportation a chuté de 20 %, en raison notamment d’un recul de 33 % de la production de café, malgré une hausse de 18 % de celle du thé.

Dans une intervention, le ministre des Finances et de la Planification, Yusuf Murangwa, a toutefois estimé que la croissance de 4 % de l’agriculture reste insuffisante pour répondre à la demande et contribuer à une stabilisation des prix.

« En réalité, 4 % dans l’agriculture ne suffit pas, car les cultures que nous utilisons dans nos ménages servent également à nourrir le bétail, à approvisionner les industries et parfois à être exportées. Pour être dans une situation satisfaisante, nous devons atteindre 10 % », a-t-il déclaré.

Notant que l’insuffisance de la production agricole constitue l’une des principales raisons de la hausse des prix observée sur les marchés, le ministre a appelé à une implication accrue des agriculteurs, parallèlement aux efforts du Gouvernement, afin d’augmenter la production.

M. Murangwa a également cité les changements climatiques parmi les facteurs affectant la production, notamment lorsque les pluies sont insuffisantes ou tardives.

L’industrie et la construction en forte progression

Les autres secteurs de l’économie ont enregistré des performances plus importantes. La production issue de l’exploitation minière et des carrières a augmenté de 26 %, tandis que le secteur de la construction a progressé de 24 %.

La production manufacturière a, pour sa part, augmenté de 10 %, portée notamment par une hausse de 51 % de la production des industries métallurgiques, de 22 % de celle des industries produisant des matériaux à base d’argile, tels que le ciment et les briques, ainsi que de 13 % dans l’industrie textile.

Au niveau des services, le commerce de gros et de détail a enregistré une croissance de 18 %. Les services de transport ont progressé de 7 %, ceux des hôtels et restaurants de 5 %, tandis que les services de communication ont affiché une hausse de 29 %. Les services financiers et d’assurance ont progressé de 4 %.

Yusuf Murangwa a en outre souligné que la progression du commerce traduit notamment l’activité de consommation intérieure.

« Le commerce de gros et de détail a progressé de 18 %, et cette croissance est portée par nos achats. Nous sommes leur marché : nous achetons auprès d’eux et ils réalisent des bénéfices, tandis que nous bénéficions de leurs services », a-t-il expliqué.

Pour le ministre, cette évolution constitue un indicateur encourageant de la dynamique économique du pays et laisse espérer une amélioration progressive des conditions de vie de la population, même si la hausse des prix demeure un défi.

Le produit intérieur brut (PIB) du Rwanda a atteint 7 174 milliards de francs rwandais au deuxième trimestre 2026, contre 5 799 milliards de francs rwandais à la même période de 2025