Ces auditions, organisées jusqu’au 10 juillet, font partie des attributions de contrôle du Parlement visant à garantir une utilisation responsable et efficace des finances publiques.

Dans un communiqué publié le 24 juin, la Chambre des députés précise que les institutions concernées ont été sélectionnées sur la base de critères de risque mis en évidence dans le rapport de l’Auditeur général.

Parmi ces critères figurent les entités ayant reçu des opinions d’audit défavorables, que ce soit dans les audits financiers, de conformité ou de performance en matière de rapport coût-efficacité. Sont également concernées les institutions ayant obtenu des opinions qualifiées dans les audits de performance.

D’autres entités ont été retenues en raison de leur faible niveau de mise en œuvre des recommandations de l’Auditeur général, notamment celles ayant appliqué moins de 80 % des recommandations, en particulier lorsque les problèmes non résolus sont jugés significatifs.

Les auditions couvriront également des institutions ayant fait l’objet d’audits de performance approfondis, d’audits spéciaux ainsi que d’audits des systèmes de technologies de l’information.

Le président de la PAC, Valens Muhakwa, a souligné le fait que ces auditions ne se limitent pas à relever les insuffisances, mais visent également à améliorer la performance des institutions publiques.

« Notre principal objectif est de veiller à ce que chaque franc public soit utilisé aux fins prévues, dépensé en temps voulu et géré sans gaspillage », a-t-il entre autres déclaré.

Il a ajouté que les auditions publiques constituent également une opportunité pour les institutions de présenter les mesures correctives envisagées afin de remédier aux faiblesses identifiées et d’améliorer leur performance, dans l’optique d’une meilleure gestion des ressources publiques au profit des citoyens.

Selon la Chambre des députés, ces auditions annuelles représentent un mécanisme essentiel permettant au Parlement d’examiner la gestion des fonds publics et d’assurer le suivi des recommandations de l’Auditeur général. Elles offrent également aux institutions gouvernementales l’occasion de rendre compte des mesures prises pour corriger les insuffisances relevées lors des audits précédents.

Les auditions devraient en outre mettre un accent particulier sur la redevabilité, la mise en œuvre des recommandations d’audit ainsi que les efforts visant à améliorer la gestion financière et la qualité des services publics.

La Commission des comptes publics (PAC) de la Chambre des députés a entamé, ce 25 juin, des auditions publiques au cours desquelles 76 institutions, projets et entités publiques devront s’expliquer sur des faiblesses relevées dans la gestion financière et patrimoniale