S’exprimant lors de la 59ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, qui se tient à Genève du 15 juin au 7 juillet 2026, la diplomate rwandaise a estimé que la recherche d’une paix durable dans l’est de la RDC et dans la région des Grands Lacs passe par la mise en œuvre effective des accords de paix plutôt que par le recours à la force ou à des accusations qu’elle juge infondées.
« La RDC ne peut pas affirmer vouloir la paix alors qu’elle arme, coordonne et instrumentalise des groupes armés qui continuent de déstabiliser la région et de mettre en danger les populations civiles », a déclaré Mme Bakuramutsa.
Mme Bakuramutsa s’exprimait après les interventions des représentants burundais et congolais, auxquels elle a reproché de multiplier les accusations infondées contre le Rwanda, alors que la situation dans l’est de la RDC continue de révéler d’autres réalités.
Par ailleurs, elle a notamment souligné que les forces burundaises déployées dans cette région coopéraient avec les FDLR, groupe génocidaire considéré par Kigali comme une organisation terroriste, ainsi qu’avec les milices Wazalendo.
Selon les informations présentées, plus de 10 000 militaires burundais sont actuellement présents dans l’est de la RDC aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), des FDLR, des groupes Wazalendo et de mercenaires étrangers recrutés par le gouvernement congolais.
L’ambassadrice a également évoqué plusieurs rapports faisant état de graves violations des droits humains attribuées aux forces burundaises, notamment des violences sexuelles et d’autres exactions commises contre des civils congolais.
Réaffirmant les préoccupations sécuritaires du Rwanda, Mme Bakuramutsa a souligné que les FDLR continuaient de bénéficier d’un soutien militaire malgré les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies appelant à leur désarmement et à leur neutralisation effective, conformément à plusieurs engagements pris par la RDC.
« Malgré les résolutions claires du Conseil de sécurité des Nations Unies et les engagements pris dans le cadre des accords de paix signés à Washington, les FDLR continuent de recevoir des armes, de coopérer avec les autorités congolaises et d’être intégrés aux structures sécuritaires de l’État », a-t-elle fait savoir.
Elle a en outre affirmé que plusieurs rapports documentaient la coopération entre les autorités congolaises et divers groupes armés, notamment les Wazalendo et la CODECO, estimant qu’une telle collaboration était incompatible avec les engagements en faveur de la paix et de la stabilité régionales.
Par ailleurs, la diplomate rwandaise a réitéré le soutien du pays aux processus de dialogue engagés dans la région des Grands Lacs, appelant la communauté internationale à intensifier la lutte contre les discours de haine, la désinformation et l’incitation à la violence, tout en plaidant pour que leurs auteurs soient tenus responsables de leurs actes.



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