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Jeunesse africaine face à ses responsabilités d’être maître du destin du Continent

Redigé par IGIHE
Le 12 avril 2019 à 05:02

Ce 10 avril, au siège de ASHESI University- campus de Kigali, Christabel Dadzie, dirigeant une ONG dite AHASPORA a accordé un entretien à IGIHE. Elle montre comment son ONG est entrée en partenariat avec Ashesi University, qu’elle est active dans la sensibilisation de la jeunesse africaine à s’activer dans le développement du continent au lieu de contribuer au vol organisé de cerveaux par l’Occident.

« Nous luttons pour le retour dans leurs pays d’origine les jeunes africains éparpillés en Occident. Nous sommes entrain de mettre en place une ligne directrice et des facilités pour les aider au retour. Il faut qu’ils rapatrient les connaissances et savoir-faire nécessaires pour faire progresser le continent africain. Notre démarche consiste à organiser un congrès de jeunes africains pour que ces derniers échangent des idées constructives au profit de l’Afrique », a confié Christabel Dadzié enthousiasmée par ce projet énorme du retour au bercail des jeunes diplomés africains qui participent au développement de l’Europe et de l’Amérique comme si l’Afrique devrait rester un réservoir de la moain d’œuvre occidentale.

Pour rappel, le rapport 2018 de la Fondation Mo Ibrahim a dégagé que 60% de la population africaine est âgée de moins de 25 ans.

De son côté, la Commission de l’Union Africaine est alarmée par le fait que plus de 70.000 intellectuels africains migrent annuellement vers d’autres continents à la quête d’emplois honorablement rémunérateurs. La même Commission montre qu’entre 10 et 20 millions de jeunes africains sont chaque année versés sur un marché du travail africain qui ne peut que satisfaire 3 millions.

Ainsi comprend-on l’exode des cerveaux pour l’Occident et l’Orient qui, en 2050, si rien n’est fait, « pourra atteindre le chiffre de 34 millions ».

Pour le cas Rwanda, le REB/Rwanda Education Board a publié un rapport en Juillet 2017 faisant étant de quelques 120 jeunes gens bénéficiaires de bourses d’étude à l’étranger. Ils consomment chaque année une cagnotte de quelques 6 à8 milliards de francs. Le rapport montre que, malheureusement, à la fin de leur formation, seule la moitié d’entre eux rentre au pays.

Janvier Gasana, ex DG de REB, a accusé ces jeunes gens formés en Occident sur les frais du contribuable rwandais qui, au terme de leur cursus, sont priés de rentrer au pays, ticket gratuit offert, font tout pour montrer qu’ils ne sont pas désireux de revenir participer à la reconstruction de leur pays.

Christabel, la dirigeante de l’ONG AHASPORA, a elle aussi fait ses études universitaires aux USA il y a 13 ans. Elle dit s’étre décidée de rentrer dans son pays le Ghana pour fonder cette ONG sensibilisant la jeunesse africaine ayant fréquenté les universités étrangères à renforcer la confiance-de-soi pour faire preuve d’indépendance et esprit d’initiative nécessaire au leadership.

L’Occident attire-t-il les jeunes africains ? Oui, répond Dadzié. Mais, selon elle, rien ne vaut vivre chez soi. Et elle fait un argumentaire persuasif :

« Dès que vous arrivez en Amérique. Vous avez certains services qui sont payés pour vous. Mais en Afrique, la situation est différente. Mais ‘Home is home’ ! Pour ma part, j’ai aimé ma patrie pour une raison importante. Tout ce que j’entreprends dans ma patrie est totalement différent de comment je l’entreprendrais aux USA. Là, les richesses sociales y sont à suffisance. Pourtant chez nous, vous pouvez avoir devant vous une jeune fille incapable financièrement de se payer les frais scolaires. Une bonne action financière ou en conseils en sa faveur peut l’aider à terminer ses études universitaires. Pourquoi dois-je rester en Occident au moment où ma présence au pays est très utile ? », a dit Dadzié avant d’ébaucher des actions concrètes devant être arrêtées par les gouvernements africains. Pour elle, les Etats africains ont du mal à mettre sur pied des politiques promotionnelles permettant leurs citoyens vivant dans la diaspora à revenir chez eux y entreprendre des affaires et investir.

« Le Rwanda devrait servir de modèle aux autres Etats africains dans sa façon de simplifier les procédures de montage de son business en quelques heures. Un citoyen africain désireux d’investir sur le continent ne verrait pas pourquoi il s’agripperait en Occident au moment oùil lui faut quelques heures pour monter une affaire lucrative au Rwanda avec tous les avantages y afférents », a-t-elle dit attirant concrètement tous les Etats africains à adopter des mesures attrayantes pour leurs ressources humaines qui fuient pour l’Occident.


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