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IPRC Karongi : Innovation d’une technologie au service de l’environnement.

Redigé par IGIHE
Le 17 septembre 2019 à 11:29

Ils sont une équipe de trois jeunes étudiants de l’IPRC à avoir innové un instrument permettant de mesurer et contrôler la quantité des vapeurs polluantes qui sortent des moteurs des véhicules.

Cette innovation a la particularité que le” Vehicle Pollution Restricting System” peut mesurer la quantité de l’hydroxide de carbone (CO2), une des vapeurs polluantes de l’air, et avertir le conducteur du danger qu’encourent les gens et l’environnement, pour qu’il se presse pour la révision de son véhicule, sans quoi celui-ci lui refuse de rouler.

Ces jeunes étudiants l’ont pu réaliser en l’espace de trois mois, avec 250.000frw (280$) d’investissement, mais ils prévoient que l’installation du système dans un seul véhicule rapportera au moins 150.000frw.
“Nous, ce que nous avons fait en plus de la machine utilisée par la Police, c’est que la nôtre avertit le conducteur de l’excès des vapeurs polluantes et fait s’arrêter le véhicule trois heures après l’avertissement si le conducteur n’est pas allé en faire une révision”, a déclaré Tuyizere Emmanuel, un de ces étudaints.

En juillet 2019, la Police du Rwanda a initié une sensibilisation pour le contrôle des vapeurs polluantes des véhicules en usage au Rwanda.
“Quand on considère les véhicules qui passent au “Contrôle technique”, ceux qui n’accusent aucun problème sont estimés à 75%, et il est conseillé au reste d’aller faire faire une révision et réparer ce qui ne marche pas”, a dit le CP Rafiki Mujiji, du service de la sécurité routière.

La recherche effectuée en 2017 par l’Institution de la Protection de l’Environnement, REMA, a révélé qu’au premier plan de ce qui pollue l’air que nous respirons ce sont les vapeurs sortant des moteurs des véhicules, ceux du charbon de cuisine et le bois de chauffage.

La même recherche a montré que 95,2% des véhicules au Rwanda sont vieux de plus de 10 ans, 56,6% fabriqués avant 1999 alors que 77,2% ont été fabriqués avant 2000. Le Ministère de la Santé quant à lui fait observer qu’il reçoit chaque année 3 milions de gens souffrant des maladies respiratoires dont 13% du fait de la pollution de l’air.

L’innovation de ces jeunes étudiants vient à point nommé, et les instances concernées, comme le Minisante et la Police, pour ne citer que celles-ci, ne manqueront pas de prêter une main forte à ces chercheurs, ne fût-ce qu’en les aidant par exemple à trouver quelque investisseur.


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