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IBUKA va demander à l’ONU que les rescapés aient un mot dans les décisions du juge Theodor Meron.

Redigé par IGIHE
Le 29 août 2018 à 10:30

IBUKA, une association qui défend les intérêts des rescapés du génocide perpetré contre les Tutsis en 1994, a déclaré qu’elle allait demander au Conseil de Sécurité de l’ONU que les rescapés aient un mot dans les décisions du juge Theodor Meron.
Le juge Theodor Meron, qui préside les Tribunaux Pénals Internationaux dont celui du Rwanda, est critiqué pour la mise en liberté et la réduction des peines à ceux qui ont conçu et exécuté le génocide. Dans son entretien avec la presse, IBUKA dit s’opposer à ce que (...)

IBUKA, une association qui défend les intérêts des rescapés du génocide perpetré contre les Tutsis en 1994, a déclaré qu’elle allait demander au Conseil de Sécurité de l’ONU que les rescapés aient un mot dans les décisions du juge Theodor Meron.

Le juge Theodor Meron, qui préside les Tribunaux Pénals Internationaux dont celui du Rwanda, est critiqué pour la mise en liberté et la réduction des peines à ceux qui ont conçu et exécuté le génocide. Dans son entretien avec la presse, IBUKA dit s’opposer à ce que ce juge ne considère que l’avis du Gouvernement et celui des accusés, mais jamais l’avis des rescapés.
IBUKA souhaite que le Gouvernement l’aide dans cette démarche. C’est après que le juge Meron ait libéré 10 personnes qui avaient été jugés coupables de crime de génocide et qu’il est entrain de voir comment libérer le Col. Aloys Simba, Dominique Ntawukuriryayo et Ngeze Hassan avant l’expiration de leurs peines.

IBUKA est préoccupée qu’il va les libérer sans tenir en considération l’inquiétude des rescapés. Le juge Theodor Meron a l’habitude de libérer ceux qui ont été jugés coupables du crime de génocide à la seule base qu’ils ont écopé 2/3 de la peine. Meron a souvent été critiqué pour ne pas respecter le principe d’écoute des deux côtés ni le repentir du demandeur de libération.

IBUKA voudrait que soit ajouté un article stipulant que celui qui a été relâché avant l’expiration de sa peine soit de nouveau poursuivi en cas de méconduite.

Le Président de IBUKA, Prof.J.Pierre Dusingizemungu, a dit qu’ils’est avéré que certains de ceux qui ont été relâchés et qui avaient commis le crime de génocide sont la source d’insécurité durant la période de la Commémoration et sèment l’idéologie du génocide. Il a montré qu’il y en a qui arrivent au moment de la mise en liberté sans s’être jamais repentis ni demander pardon.


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