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Habineza des Verts réclame plus de postes au lieu de s’activer à la culture de la démocratie

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 1er août 2019 à 02:31

Le député des Verts rwandais (DGPR/Democratic Green Party), Dr Frank Habineza, a fait sentatin dans les médias en réclamant plus de transparence dans le partage des postes politiques. Il a aussi réitéré sa réclamation pour l’amendement d’un article de la loi sur les partis politiques qui interdit le financement extérieur des partis politiques agréés au Rwanda.

Habineza veut évidemment une part plus importante du gâteau lorsqu’il a accusé le gouvernement de ne pas respecter l’esprit et la lettre de la constitution, car son organisation politique, le Parti vert, n’a pas de poste ministériel alors qu’il a remporté deux sièges parlementaires aux récentes législatives de 2018.

Il fonde ses arguments sur le fait que la loi stipule qu’aucun parti politique ne peut occuper plus de 50% des postes au sein du cabinet. Par conséquent, le partage du pouvoir est inscrit dans la constitution.

En d’autres termes, ce député et président du Parti Démocratique des Verts Rwandais exige plus de transparence dans la gestion des postes politiques.

Mais bon dieu, pourquoi est-ce qu’il n’est pas actif à la base populaire en recrutant et éduquant ses adhérents à la culture de la démocratie formelle ?

"Nos politiciens sont dépassés par les événements. Ils ne savent pas comment évoluer face à un FPR présent partout dans les communautés de base", a dit ce politologue rwandais qui a requis l’anonymat.
Et puis, a-t-il ajouté, tous les partis agréés se comportent de la même façon. Ils se veulent assemblistes et adoptent une méthodologie de sensibilisation de masses.

Ce politologue trouve que le DGPR devrait plutôt adopter une ligne plus intellectualisante pour organiser beaucoup de journées universitaires dans tous les districts du pays.

"Le député Habineza réclame-t-il beaucoup de transparence dans le partage du pouvoir ? Et bien, c’est son droit. Pourtant ce n’est pas la bonne réclamme qu’il devrait faire. Dans toute arène politique d’un pays, c’est le profil d’un parti qui force le respect. Et ce profil c’est une résultante de ses activités de propagande de parti liée à son idéal pour lequel il est né et il lutte", a ajouté ce politologue trouvant que Frank Habineza devrait plutôt, au lieu de postes politiques, veiller à ce que son parti conçoive beaucoup de programmes d’éducation politique à ses adhérents qui comprendraient davantage leur image et lutte de leur parti dans la société rwandaise.

Partant, il peut exiger que le NFPO, le Forum des Partis Politiques Agréés au Rwanda, finance ces projets d’éducation à la culture de la démocratie aux citoyens rwandais.

"Le Cabinet ne peut accueillir tous les partis politiques, sans quoi nous nous retrouverions dans la même situation que certains pays qui souhaitent apaiser chaque tribu et chaque district", a malheureusement déclaré Evode Uwizeyimana, ministre de la Réforme de la Constitution.

Le Ministre aurait pu être clair pour dire que le gabarit d’un parti politique rwandais impacte beaucoup sur sa représentativité au sein du Gouvernement rwandais.
Mais le Chef du DGPR va trop loin et ne veut pas comprendre que la vie politique d’un pays peut être menacée par le financement extérieur de ses partis politiques.

"Nous continuerons à réclammer que soit amendée la loi sur les partis politiques dans son article qui interdit le financement extérieur des partis", a confié Frank Habineza à la VOA.

Tant qu’on y est, ce député dont le parti récemment officiellement agréé et se réclammant de l’opposition tout en faisant parti du NFPO, pourquoi ne pas exiger au contraire que le financement des activités politiques soit fait à partir du Bugdet national autant que cela se fait en Tanzanie et dans certains pays de l’Occident ?

Qu’est-ce qu’il a ce député à se fourvoyer dans les pantalons des Occidentaux ? Pourtant,les gouvernements européens financent les partis et groupes politiques de leurs pays. Et chaque entité politique reconnue, si petite soit-elle, bénéficie d’une aide publique. Et cela est un droit et non une faveur qui peut être retirée au bénéficiaire pour avoir adopté une attitude de l’opposition politique. Ainsi la France a distribué 66 million d’euros en 2019 aux partis politiques pour leurs activités politiques diverses. Pourquoi cela ne peut pas se faire dans notre Rwanda ?


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