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Génocide contre les Tutsi 25 ans après : De la nécessité de bien nommer et d’harmoniser les terminologies

Redigé par Dr Andre Twahirwa
Le 7 avril 2019 à 10:41

Cela fait 25 ans, le temps des bilans et des rétrospectives. La 25ème Commémoration du génocide contre les Tutsis est, par exemple, une occasion de se demander pourquoi l’organe suprême de l’Organisation des Nations Unies a mis presqu’un quart de siècle avant de désigner, officiellement, le groupe victime du génocide.

Mais c’est aussi une bonne l’occasion pour revenir sur les trop nombreuses terminologies, dont certaines sont inacceptables et d’autres ambiguës ou inexactes afin de montrer que la terminologie de « génocide contre les Tutsis » est la seule qui traduise les faits historiques sans ambiguïté aucune et avec exactitude.

De l’importance de bien nommer

Pour bien comprendre l’importance de bien nommer, nous pouvons évoquer la cérémonie traditionnelle rwandaise de ‘kwita izina’, qui est toujours en vigueur dans une assez large tranche de la population : une huitaine de jours après sa naissance, l’enfant est sorti de la maison et le père le « nomme ». Ce faisant, il reconnaît sa paternité. Officiellement. L’enfant a, désormais, un nom et un nom propre.
Le rite de ‘kwita izina’ illustre bien une chose :nommer, c’est faire exister. C’est reconnaître (officiellement). Bien nommer, c’est faire exister pleinement. Refuser de nommer ou mal nommer, c’est dénier l’existence pleine et entière. En ce qui concerne le génocide, c’est du négationnisme.

Le 26 janvier 2018, par sa Résolution A/72/L.31, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté, à l’unanimité, une décision par laquelle elle change le nom du 7 avril qui, de « Journée internationale de réflexion sur le génocide au Rwanda », créée en décembre 2003 par la Résolution A/RES/58/234, devient« Journée internationale de réflexion sur le génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda ». Même si elle ne porte que sur le titre et certains termes du dispositif de la résolution de 2003, la modification est essentielle : presqu’un quart de siècle après les faits, le groupe victime du génocide était, enfin, désigné dans un texte officiel de la plus haute instance de l’Organisation des Nations unies.

Questions : même si elle est essentielle, la toute nouvelle terminologie est-elle totalement exacte ? Sinon quelle est la terminologie qui capture(rait) avec le plus d’exactitude les faits historiques ? Mais avant de répondre à ces questions, il nous faut répondre à une autre qui s’impose d’emblée : pourquoi les deux principales instances des Nations Unies ont-elles mis tant de temps à nommer clairement ce qui, pour citer une expression du TPIR de 2006, était « de notoriété publique » ?

Un bref retour sur les six résolutions onusiennes sur le sujet suffit à montrer qu’il ne s’agissait ni d’une erreur ni d’un oubli, mais d’un refus délibéré de nommer ou, en langage non diplomatique, d’un négationnisme d’État, de certains États membres permanents du Conseil de sécurité.

UNE RECONNAISSANCE PLEINE ET OFFICIELLE TARDIVE

De juin 1994 à janvier 2018, les deux principaux organes des Nations unies ont voté six (6) résolutions sur le génocide contre les Tutsis, dont la moitié de juin à novembre 1994.

Dans la résolution S/RES/929 (1994) du 22 juin 1994, le Conseil de sécurité décide d’une mise en place d’une opération à des fins « strictement humanitaires » (?), la future Opération Turquoise. Le génocide, en cours depuis le 7 avril, n’est même pas évoqué.

Dans la foulée, pour éviter de nommer le Mal par son nom, par la résolution S/RES/935 (1994) du 1er juillet 1994, le même Conseil de sécurité décide de constituer une commission « impartiale » d’experts chargés de rédiger un...rapport. Manifestement, le Conseil n’avait pas confiance en Degni-Segui, le Rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme, présent sur les lieux, du 9 au 20 juin, en vertu de la Résolution 1994 S-3/1 du 25 mai 1994 du Conseil économique et social (l’autre organe central desNations unies).

Le Rapport Degni-Segui ne sera déposé que le 13 octobre 1994. Le rapport final S/1994/1405 du 5 décembre 1994des experts, bouclé le 1er octobre, ne sera transmis que 9 décembre (deux mois après). Et, contrairement au Rapport Degni-Segui, celui des experts n’utilise pas le mot « génocide » : il conclut qu’il existe « des preuves accablantes attestant que des actes de génocide ont été commis à l’encontre du groupe tutsi par des éléments hutus agissant de manière concertée, planifiée, systématique et méthodique ».

Et dans la résolution S/RES/955 (1994) du 8 novembre 1994 du Conseil de sécurité créant le Tribunal criminel international pour le Rwanda (TPIR), il est toujours question d’actes de génocide sans que, dans le texte même, ni les victimes de ces actes ni ses auteurs ne soient désignés.

À la veille de la dixième commémoration, en rappelant entre autres, « le rapport contenant les conclusions et les recommandations du Groupe international d’éminentes personnalités chargé par l’ex-Organisation de l’unité africaine d’enquêter sur le génocide au Rwanda et les événements connexes, intitulé “Rwanda - le génocide évitable” » et déposé le 29 mai 2000, l’Assemblée générale vote la résolution A/RES/58/234 du le 23 décembre 2003 proclamant le 7 avril 2004 « Journée internationale de réflexion sur le génocide au Rwanda ».

Le 16 juin 2006, 12 ans après les faits et sa création, le TPIR, dans le constat judiciaire CTR-98-44- AR73(C), conclut à « un fait de notoriété publique qu’entre le 6 avril et le 17 juillet 1994, un génocide a été perpétré au Rwanda contre le groupe ethnique tutsi ».

Ce n’est que huit ans après le constat judiciaire du TPIR et 20 ans après les faits, par sa résolution 2150 (2014) du 16 avril 2014, le Conseil de sécurité finit par entériner la conclusion du TPIR en soulignant « qu’il importe de tirer les leçons du génocide perpétré en 1994 contre les Tutsis au Rwanda, au cours duquel des Hutus et d’autres personnes opposées au génocide ont également été tués ».

Le 26 janvier 2018, 24 ans après faits, par la Résolution A/72/L.31, l’Assemblée générale des Nations unies entérine enfin, à son tour, la conclusion du TPIR dans exactement les mêmes termes que le Conseil de sécurité en 2014. Le projet de résolution a été adopté à l’unanimité, comme souvent lors de sessions de l’Assemblée générale, mais avec des réserves du camp occidental :

- sans pour autant s’opposer au texte, la représentante des États-Unis n’a pas caché ses réserves quant à l’idée de revenir sur des textes précédents ;
- l’Union européenne s’est félicitée de la décision adoptée mais a profondément regretté que le consensus n’ait pas été possible sur le fait que la Journée devrait aussi inviter à réfléchir sur le sort des autres victimes, les non-Tutsis qui s’étaient opposés au génocide.

Ces réserves confirment la volonté des États membres permanents de ne pas nommer pleinement ce qui s’est passé au Rwanda et qui, encore une fois, est bel et bien un génocide contre les Tutsis. Ces États n’ont jamais été au clair avec le génocide contre les Tutsis pour la simple raison qu’ils ont été impliqués, par action ou par omission, c’est-à-dire par complicité active ou par complicité passive, dans un génocide qui pouvait et qui devait être évité. Un génocide que la « Communauté internationale », via les membres permanents, avait la responsabilité de prévenir et d’empêcher en vertu de la Convention internationale sur la prévention et la répression du génocide de 1948.

Ces mêmes États, lors de la création du TPIR, avaient voté une clause de « compétence temporelle » en limitant, dans la Résolution S/RES/955 (1994) du 8 novembre 1994, le mandat du tribunal « entre le 1er janvier et le 31 décembre 1994 ». Une disposition combattue par le Rwanda mais soutenue et finalement imposée par la France, membre permanent disposant du droit de veto. Et pour cause : les années 1991-1993 sont celles de la préparation immédiate et du début de l’exécution du plan génocidaire. Ce sont celles de la présence active et officielle de la France aux côtés des génocidaires et de leur armée.

Ainsi donc, même si la Résolution du 26 janvier 2018 constitue une avancée essentielle, la terminologie de « génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda »ne couvre pas totalement les faits historiques et fait, ainsi, partie des terminologies inexactes même si ce n’est pas au même titre que certaines autres qui sont, tout simplement, inacceptables.

RETOUR SUR LES TROP NOMBREUSES TERMINOLOGIQUES
La terminologie de 2003 « génocide de 1994 au Rwanda », souvent abrégée en « génocide au Rwanda » ou en « génocide de 1994 », est inexacte : elle fait fi de la définition même du génocide, que l’on qualifie par les victimes systématiquement exterminées et telles qu’elles furent identifiées comme cible. Mais si la terminologie de 2003 était inadéquate et inexacte, d’autres sont inacceptables ou ambiguës.
De la terminologie de « Génocide rwandais » : un révisionnisme inacceptable

La terminologiede « Génocide du Rwanda » et surtout son dérivé « génocide rwandais », dont usent et abusent encore beaucoup de médias, surtout français ou francophones, est inacceptable : elle ne repose sur aucun texte officiel et elle estplus qu’ambiguë. En effet, elle laisse penser que toutes les composantes de la société rwandaise auraient été victimes d’un génocide, qu’au Rwanda « les Hutus ont tué les Tutsis et les Tutsis ont tué les Hutus », en versant ainsi dans la théorie du « double génocide » des négationnistes et autres révisionnistes du Génocide contre les Tutsis.

De l’ambiguïté de la terminologie de« Génocide des Tutsis »
Même si c’est dans une mesure beaucoup moindre, la terminologie « génocide des Tutsis » n’est pas exempte de ambiguïté : génocide perpétré contre les Tutsis ou génocide commis par les Tutsis ? C’est, d’ailleurs, pour cette raison et pour lever cette ambiguïté que la CNLG (Commission nationale de lutte contre le génocide) a recommandé, en kinyarwanda, la terminologie "Jenoside yakorewe Abatutsi" ou, en français, « Génocide perpétré contre les Tutsi », en lieu et place de "Jenoside y’Abatutsi" et, en français, « Génocide des Tutsi ». Et l’on ne peut que se demander comment et pourquoi, dans la traduction en français de la Résolution A/72/L.31, « Genocideagainst the Tutsi » de la version originale (en anglais) devient « Génocide des Tutsis » dans la version française.

L’inexactitude de la terminologie de « génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda »
La terminologie « génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda » de la Résolution du 26 janvier 2018 est inexacte ; en effet, elle limite le génocide contre les Tutsis dans le temps et dans l’espace. Limiter ainsi le génocide contre les Tutsis à la seule année 1994, c’est entériner la clause de « compétence temporelle » (« entre le 1er janvier et le 31 décembre 1994 ») imposée par la France dans la Résolution du Conseil de Sécurité du 8 novembre 1994 créant le TPIR. Et pour les raisons évoquées ci-dessus et que l’on connaît bien !

Limiter le génocide contre les Tutsis à la seule année 1994, c’est comme limiter le génocide des Juifs à l’année 1942 ou, même, aux années 1942-1945 et à la seule phase de « solution finale ». Alors qu’il commence au moins la « Nuit de cristal »(du 9 au 10 novembre 1938), pour ce qui est des massacres. L’idéologie, elle, remonte à l’année 1933 et les lois de Nuremberg, qui codifient l’antisémitisme d’État.

Or, c’est l’idéologie génocidaire, l’intention et la planification qui sont au cœur du génocide. Et elle est l’œuvre d’un État. C’est pourquoi, d’ailleurs, l’expression de « génocide de proximité », quelquefois usitée pour parler du génocide contre les Tutsis, est un raccourci plus que malheureux : seuls les massacres ont été, dans la plupart des cas, perpétrés par les voisins. Pas le plan génocidaire, qui vient d’en haut.

Et, au Rwanda, le plan génocidaire, en gestation dès le début de la Première République, a été réactivé dès fin 1990 : les dix commandements des Bahutu, la Bible des génocidaires, ont été publiés en décembre1990. Les persécutions se sont intensifiées avec les rafles au lendemain de la tristement célèbre Nuit du 4 au 5 octobre 1990 très comparable à la Nuit de cristal du 9 au 10 novembre 1938, qui marque le début des massacres des Juifs. Des massacres des Tutsis n’ont pas tardé à suivre : les massacres des Bagogwe commencent en janvier 1991, ceux des Tutsis du Bugesera suivront.

Rappelons ici ce qu’est le génocide tel que défini dans la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1948 :
« Dans la présente Convention, le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci-après commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, racial, ethnique ou religieux, comme tel :
a) meurtres des membres d’un groupe b) atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale des membres du groupe c)soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction totale ou partielle des membres. »
(C’est nous qui soulignons.)
Et ces actes ont été tous commis bien avant 1994 et très gravement à partir de début 1991. C’est refuser de le bien nommer et, donc, de le reconnaître pleinement, que de limiter le génocide contre les Tutsis à la seule année 1994.

Il en est de même si l’on limite le génocide au seul espace rwandais. En effet, si seuls des Tutsis qui étaient au Rwanda ontété massacrés en masse, c’est tout le groupe tutsi qui était visé en tant que tel. Si les génocidaires rwandais l’avaient pu, ils auraient tué le dernier des Tutsis de la Diaspora. Et, d’ailleurs, dans le Congo voisin, quand ils ont pu le faire, ils ont massacré des Tutsis ou les assimilés du groupe banyamulenge.

Dire « génocide contre les Tutsis au Rwanda », c’est comme dire « génocide des Juifs en Allemagne ou en Europe », en lieu et place de « génocide des Juifs » (en général). Ou encore, dire « génocide des Arméniens en Turquie » au lieu de « génocide des Arméniens ». La mauvaise délimitation dans le temps et/ou dans l’espace fausse, donc, la réalité du génocide.

GÉNOCIDE CONTRE LES TUTSIS,LA SEULE TERMINOLOGIE EXACTE
La terminologie de « génocide contre les Tutsis » est, donc, la seule à être exacte. C’est la même que celle de « génocide perpétré contre les Tutsi », adoptée par la CNLG (Commission nationale de la lutte contre le génocide) à deux détails près.

D’abord, le participe « perpétré » n’est pas nécessaire : d’ailleurs, son équivalent anglais, est absent dans "Genocide against the Tutsi". L’équivalent de « contre » en Kinyarwanda, langue très pauvre en prépositions et sans participe (passé) mais riche en suffixes, est une proposition relative subjective à la voix passive : "yakorewe " ("qui a été perpétré contre"), de l’infinitif ‘gu-kor-er-a’, avec le suffixe dit applicatif ‘‘-er’ ("pour" ou "contre", selon le contexte) ; d’où, la terminologie officielle "Jenoside yakorewe Abatutsi". Seconde rectification : « Tutsi » doit porter le ’-s’ du pluriel, aussi bien en anglais qu’en français.

NÉCESSAIRE HARMONISATION GRAMMATICALE ET ORTHOGRPHIQUE
L’on dit bien et l’on écrit "Génocide des Juifs " ("Genocide of the Jews", en anglais) ou "Génocide des Arméniens" ("Genocide of Armenians", en anglais). Et pourtant, pour ce qui s’est passé au Rwanda entre 1990 et 1994, en anglais, « Tutsi » est toujours sans ’-s’ ! ("The Genocide against the Tutsi"). Par contre, dans les versions en français, on trouve « Tutsi » avec ’-s’. Mais uniquement quand il s’agit du nom : "Génocide des Tutsis", mais pas dans l’expression "victimes tutsi". Dans la terminologie de la CNLG, le ’-s’ est absent aussi bien en anglais qu’en français ("Genocide against the Tutsi" et " Génocide perpétré contre les Tutsi "). Quant aux écrits non officiels, on y trouve « Tutsi » avec ou sans ’-s’ et, quelquefois, dans le même texte.

L’harmonisation grammaticale et orthographique est d’autant plus nécessaire que l’absence du ’-s’ est liée à une des traditions des africanistes occidentaux qui, considérant les langues africaines comme des langues « exotiques », se sont ingéniés à les traiter différemment des langues du monde « civilisé » : grammaire rwanda, rundi, swahili, haoussa, peul etc. À comparer à : grammaire française, anglaise... Or, en matière de francisation ou d’anglicisation, les règles grammaticales et orthographiques sont simples : il suffit de les appliquer avec toute la cohérence qui s’impose. Rappelons-les brièvement.

En kinyarwanda, langue à ‘classes’, le passage du singulier au pluriel correspond à un changement de ‘classe’ et donc de ‘préfixe nominal’ et de la voyelle initiale : le mot "umututsi" donne " abatutsi", au pluriel. "Tutsi", avec la perte de la voyelle initiale et du préfixe nominal, est la francisation ou l’anglicisation du kinyarwanda "umututsi". En anglais, la marque du pluriel (à l’oral comme à l’écrit) n’est portée que par le nom. En français, elle est portée, à l’écrit, et par le nom et par l’article. Dès lors, l’orthographe correcte doit être "Génocide contre les Tutsis ", en français et, en anglais, "Genocide against the Tutsis" :"Genocide against the Tutsi" signifie « Génocide contre le Tutsi », ce qui constitue un non-sens.

Enfin, « Tutsi » peut être aussi adjectivé. En kinyarwanda, l’adjectif s’accorde en classe aves le nom. Et, s’il reste invariable en anglais, il doit s’accorder, en genre et nombre, en français : on aura par exemple le groupe « tutsi » mais les victimes « tutsies ». Et ce qui est valable pour « tutsi » l’est aussi, évidemment, pour « hutu ».
Exactitude terminologique et lutte contre le négationnisme

Bien nommer, c’est reconnaître pleinement. L’exactitude et l’uniformisation terminologiques s’inscrivent dans le combat contre le négationnisme, notamment contre le négationnisme « ordinaire » rampant, que véhicule des terminologies comme « génocide rwandais ». Rappelez-vous la réponse de François Mitterrand à une question d’un journaliste sur le « génocide rwandais » : « De quel génocide parlez-vous, Monsieur ? De celui des Hutus contre les Tutsis ou de celui des Tutsis contre les Hutus ? ». C’était au Sommet de Biarritz, du 4 au 9 novembre 1994, soit quatre mois après la fin du Génocide.

Par ailleurs, surtout dans le cadre des commémorations, il faut continuer à rappeler les coupables complicités internationales, actives ou passives, pour ne pas oublier comment le monde a abandonné les Tutsis à leur sort alors que tout le monde savait : il ne faut jamais oublier que "akimuhana kaza imvura ihise" (Litt. l’aide d’autrui arrive toujours après la pluie). C’est-à-dire trop tard.


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