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Gen. Elly Tumwine, Ministre ugandais de la securite, confirme au Parlement, l’existence des maisons d’arret secretes

Redigé par Igihe
Le 29 août 2019 à 04:53

Le Gén. Elly Tumwine, Ministre ugandais de la sécurité, a comparu ce mercredi 28 août 2019, devant la commission parlementaire des Droits Humains pour répondre aux questions des députés concernant l’existence des maisons d’arrêt illégales dites Safe Houses. Il a confirmé leur existence mais a dit que les membres de la Commission ne peuvent pas les visiter pour des raisons de sécurité.

Sa comparution survient après une enquête parlementaire commandée par Mme Rebecca Kadaga, la Présidente du Parlement ugandais sur l’existence de ces Safe Houses àLwamayuba de Kalangala et à Kyengera de Wakiso dans la Ville de Kampala.

Ce mercredi, le Ministre a comparu devant Janepher Nantume Egunyu pour réondre aux questions de tortures qui se font dans ces Maisons secrètes.

« Mais ces Safe houses existent dans plusieurs pays du monde. Elles coordonnent les activités de contre espionnage. C’est une activité secrète. Ça ne se passe pas comme ici au Parlement », a-t-il lancé aux honorables parlementaires leur clouant la bouche.
A la question d’interdiction de visite de ces Safe houses, les députés ont manifesté une sorte de désapprobation au point que certains dont Kagulanyi alias Bob Wine a décidé de quitter cette Commission de Droits Humains qui ne peut pas protéger des citoyens ugandais emprisonnés dans des espaces secrets.

La question de ces maisons secrètes est d’actualité en Uganda. Ce ne sont pas uniquement des Uganda qui y séjournent. C’est aussi des Rwandais résidant ou en voyage en Uganda qui sont arrêtés et y emprisonnés, sous prétexte qu’ils ne veulent pas adhérer au mouvement rebelle anti rwandais du RNC/ Rwanda National Congress. Ils sont dès lors taxés d’espionnage au profit du Rwanda par les agences nationales ugandaises de sécurité ISO/Internal Security Organisation et CMI qui apportent un appui ferme au RNC du général dissident rwandais Kayumba Nyamwasa.

Ce qui est étonnant, ce sont ces méthodes brutales d’enlèvement suivi de torture qui accompagnent les arrestations de citoyens rwandais pour être acheminés, les yeux bandés, dans ces Safe houses. Il est cité un certain Eric Rugorotsi,commerçant à Kigali en voyage àKampala pour importation de pièces de rechange pour véhicules, porté disparu le 25 octobre 2018, de David Twahirwa, en voyage en Uganda, le 15 décembre de la même année.

C’est aussi le cas de Pasteur Théoneste Ntakirutimana, dirigeant de l’ADEPR Uganda (Association des Eglises de Pentecôte au Rwanda), arrêté le 28 mars 2019 et Asiimwe Appolinaire, le 7 avril dernier. Mais c’est aussi un agent de change rwandais Deus Gasana arrêtéle 3 avril dernier. Tous ont été visiblement raflé par l’ISO.
Les activistes des droits humains récusent le fait que ces derniers ont été arrêtés dans la stricte ignorance du respect de procédures régulières d’arrestation, de détentions, et du droit d’être légalement assisté par un avocat.

Il est aussi décapant de voir des médias peu professionnels, plutôt propagandistes du gouvernement ugandais, crier au crime d’espionnage de ces citoyens rwandais.
En d’autres termes, les sociétés civiles ugandaises et rwandaises sont soit ultranationalistes, soit elles observent de façon lointaine ces pratiques d’un autre âge se commettre sans lever leur petit doigt.


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