Dans ce cadre, le ministère chargé de la Gestion des urgences (MINEMA), en partenariat avec la Banque mondiale, a organisé les 10 et 11 août 2026 un exercice de simulation de deux jours consacré au Projet de réponse d’urgence contingente (CERP).
L’objectif était de tester la capacité des institutions concernées à activer rapidement le mécanisme du CERP et à mobiliser efficacement les financements d’urgence en cas de catastrophe.
Le secrétaire permanent du MINEMA, Aristarque Ngoga, a souligné que la préparation ne repose pas uniquement sur la disponibilité des équipements, mais également sur la coordination entre les différentes institutions.
« La préparation ne consiste pas seulement à disposer de ressources. Il faut également s’assurer que les institutions comprennent leurs rôles et puissent agir rapidement et de manière coordonnée lorsqu’une urgence survient », a-t-il déclaré.
El Niño est un phénomène climatique associé à une hausse inhabituelle de la température de surface du Pacifique et pouvant modifier les régimes de précipitations dans différentes régions du monde. En Afrique, ses effets peuvent varier selon les zones, avec des risques de sécheresse dans certaines régions et de pluies supérieures à la normale dans d’autres.
Au Rwanda, le directeur général de Meteo Rwanda, Aimable Gahigi, a indiqué que le pays pourrait recevoir plus de 400 millimètres de pluie au cours des prochains mois.
Il a également estimé que les conditions pourraient rappeler celles observées en 1997 et en 2023, deux années marquées par de fortes précipitations dans plusieurs pays de la région entre octobre et décembre.
Les experts du climat ont par ailleurs averti que 2026 pourrait figurer parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées à l’échelle mondiale.
Face à ces risques, les autorités ont déjà mis en place plusieurs mesures préventives. Depuis le début de l’année, le MINEMA a relocalisé 4 785 ménages vivant dans des zones considérées comme fortement exposées aux catastrophes.
Près de 4 000 personnes ont également été formées à la préparation et à la réponse aux catastrophes, tandis que 14 abris temporaires ont été aménagés pour accueillir les personnes qui pourraient être affectées.
Du matériel d’intervention d’urgence a aussi été prépositionné à Kigali, Musanze, Kayonza et Karongi, afin de permettre aux équipes d’intervenir plus rapidement en cas de catastrophe.
Le Rwanda a par ailleurs sollicité 86,2 millions de dollars, soit plus de 126,6 milliards de francs rwandais, pour renforcer ses capacités de préparation et de réponse dans les zones particulièrement vulnérables.
Les mesures interviennent alors que les catastrophes naturelles continuent de provoquer d’importants dégâts au Rwanda.
Au cours des cinq dernières années, plus de 16 600 maisons ont été endommagées, dont environ 2 700 complètement détruites.
Les catastrophes ont également affecté plusieurs infrastructures, notamment les routes, les ponts, les écoles, les réseaux électriques, les établissements de santé et les marchés.





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