Selon le projet de loi de finances pour l’exercice 2026/2027, les emprunts extérieurs du pays s’élèveront à 1.974,1 milliards de FRW, tandis que le budget total de l’État est estimé à 7.796,3 milliards de FRW.
Le ministre a récemment expliqué à la presse qu’environ 90 % de la dette publique rwandaise est constituée d’emprunts concessionnels, remboursables sur une période de 30 à 40 ans et assortis de taux d’intérêt très faibles.
« Environ 90 % de notre dette est constituée de prêts que l’on contracte aujourd’hui et que l’on rembourse après 30 ou 40 ans, avec des taux d’intérêt très bas. Une grande partie de ces prêts est à 0 %, d’autres à 0,2 % ou 1 %. Ce sont des financements très abordables, c’est pourquoi nous privilégions ce type d’emprunts », a-t-il déclaré.
Selon les explications, la bonne gouvernance économique du pays renforce la confiance des bailleurs de fonds, facilitant ainsi l’accès à de nouveaux financements.
M. Murangwa a également souligné le fait que les investissements dans les infrastructures, notamment les aéroports, deviennent plus soutenables lorsque les projets commencent à générer des revenus avant le début du remboursement des dettes.
« Lorsque l’on emprunte à très faible coût et que les ressources sont investies de manière efficace, s’en abstenir constituerait une erreur. C’est ce qui nous permet de progresser. De nombreux pays souhaiteraient avoir accès à ce type de financements, mais cela dépend de la qualité de la gestion économique.
Nous considérons cela comme une opportunité que nous avons su créer grâce à une gouvernance économique rigoureuse, laquelle nous permet d’obtenir des financements avantageux et de les orienter efficacement vers le développement, sans inquiétude majeure quant au remboursement », a-t-il ajouté.
Sur le plan macroéconomique, les performances du Rwanda restent positives. En 2025, le produit intérieur brut a enregistré une croissance de 9,4 %, passant de 19.918 milliards de FRW en 2024 à 23.387 milliards de FRW.

Le ministre des Finances et de la Planification économique, Yusuf Murangwa, a attribué l’accès du Rwanda à des prêts à faible coût à une gestion rigoureuse des finances publiques


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