L’Indice des prix à la consommation urbain, qui constitue la principale mesure de référence pour la politique monétaire, a augmenté de 12,9 % par rapport à mai 2025 et de 0,5 % par rapport à avril 2026. Le taux moyen annuel d’inflation entre mai 2025 et mai 2026 s’établit à 8,7 %.
Selon le rapport, l’inflation globale à l’échelle nationale a atteint 12,3 % en glissement annuel, tandis que l’inflation en milieu rural s’est établie à 11,8 %.
Le document souligne que les pressions inflationnistes restent élevées après une forte accélération observée ces derniers mois. L’inflation urbaine est passée de 8,9 % en janvier à 9,2 % en février et en mars, avant de bondir à 13,0 % en avril, puis de se maintenir à un niveau élevé de 12,9 % en mai.
Les hausses de prix sont largement tirées par plusieurs secteurs clés. Le transport urbain a enregistré une augmentation de 24,5 % sur un an et de 1,1 % sur un mois. Les dépenses liées au logement, à l’eau, à l’électricité, au gaz et aux autres combustibles ont progressé de 19,4 % sur un an, malgré une baisse de 0,9 % par rapport à avril 2026.
Les services de santé affichent la plus forte hausse parmi les principales catégories de dépenses, avec une progression spectaculaire de 71,6 % sur les douze derniers mois. Les restaurants et hôtels ont augmenté de 16,6 %, tandis que les prix des boissons alcoolisées, du tabac et des stupéfiants ont progressé de 16,1 %.
Le secteur alimentaire et des boissons non alcoolisées, qui représente 27 % du panier de consommation urbain, a enregistré une hausse de 6,2 % sur un an et de 0,9 % sur un mois. Dans cette catégorie, les prix des légumes ont augmenté de 9,0 %, ceux de la viande de 12,9 %, et ceux des boissons non alcoolisées de 11,0 % par rapport à mai 2025.
Selon le NISR, le transport et le logement sont les principaux contributeurs à l’inflation annuelle urbaine, ajoutant respectivement 3,2 points et 3,1 points de pourcentage au taux global de 12,9 %. Les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées ont contribué à hauteur de 2,3 points.
Le rapport met également en évidence de fortes pressions sur les produits énergétiques. L’indice urbain de l’énergie a augmenté de 44,4 % par rapport à mai 2025, ce qui en fait l’un des postes de dépenses ayant connu la plus forte hausse. Toutefois, cet indice a reculé de 0,5 % par rapport à avril 2026.
Par ailleurs, l’indice des biens produits localement a progressé de 13,7 % sur un an, dépassant celui des biens importés, qui a augmenté de 10,5 %.
L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix des produits alimentaires frais et de l’énergie et constitue un indicateur des tendances structurelles de l’économie, a progressé de 12,0 % en glissement annuel et de 0,7 % sur un mois. Le taux moyen annuel de l’inflation sous-jacente s’élève à 9,2 %.
L’Indice des prix à la consommation est calculé à partir d’un panier d’environ 1 622 biens et services suivis dans les zones urbaines et rurales du pays. Chaque mois, le NISR collecte plus de 40 000 prix dans les marchés, magasins, écoles, hôpitaux et autres points de vente afin de mesurer l’évolution du coût de la vie.




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