Publiée le 28 juin 2026, cette étude a été réalisée auprès de 1 350 personnes réparties dans les 26 provinces du pays en avril dernier. Elle porte sur les perceptions des citoyens quant à l’avenir d’un État confronté à de multiples défis, notamment l’insécurité, la pauvreté et les épidémies.

D’après les résultats, 58 % des personnes interrogées considèrent que le pays évolue dans la mauvaise direction, tandis que seulement 39 % estiment qu’il progresse dans la bonne voie.

L’enquête met également en évidence une détérioration du moral des citoyens au cours des deux dernières années. En avril 2024, la proportion de personnes exprimant un pessimisme sur l’avenir du pays était de 49 %, un niveau qui a depuis augmenté.

Sur le plan territorial, les niveaux de confiance varient fortement selon les provinces. Le Kasaï Occidental enregistre le taux de confiance le plus élevé (63 %), suivi du Kasaï-Oriental (52 %), de Kinshasa (47 %) et du Bas-Congo (45 %).

À l’inverse, les provinces du Nord et du Sud-Kivu affichent les niveaux les plus faibles, avec seulement 11 % de confiance chacune. L’Équateur et l’Ituri suivent respectivement avec 28 % et 37 %.

Les causes de ce pessimisme sont principalement liées, selon les répondants, à la mauvaise gouvernance et à la corruption.

Le gouvernement est perçu comme l’institution la plus touchée par la corruption (22 %), devant la justice (18 %) et l’Assemblée nationale (16 %). La police nationale (11 %), l’armée (10 %), la Présidence (7 %) et le Sénat (3 %) sont également cités.

Sur le plan socio-économique, 52 % des personnes interrogées déclarent vivre dans une situation de pauvreté extrême, un taux qui atteint 70 % en milieu rural. Le chômage est quant à lui estimé à 71 % en 2026, contre un niveau inférieur en 2024.

Concernant la confiance institutionnelle, les médias arrivent en tête avec 76 %, suivis des forces armées (75 %), des Églises (72 %) et de la société civile (67 %). En revanche, 60 % des Congolais disent ne pas faire confiance aux partis politiques.

Sur la question sécuritaire, les résultats montrent une évolution notable des opinions. Alors que 52 % des personnes interrogées soutenaient la poursuite des combats en 2024, 70 % privilégient désormais des négociations de paix accompagnées de pressions diplomatiques.

Enfin, 64 % des répondants estiment que les États-Unis pourraient jouer un rôle dans la résolution du conflit dans l’est du pays, dans le cadre des accords de paix de Washington, à condition d’un accès aux ressources minières congolaises.

58 % des personnes interrogées considèrent que le pays évolue dans la mauvaise direction
Le gouvernement de la RDC est perçu comme l’institution la plus touchée par la corruption, selon 22 % des répondants