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Du nouveau à l’Assemblée Générale de l’UA : Sécurité, tensions en Libye, Tshisekedi…

Redigé par IGIHE
Le 11 février 2019 à 12:13

Les Chefs d’Etat des pays membres de l’Union Africaine (UA) se réunissent à Addis Abeba en Ethiopie, les 10-11 février 2019 dans sa 32ème Assemblée Générale au cours de laquelle il s’est fait la passation de pouvoir entre le Président sortant, le Rwandais Paul Kagame, et son successeur l’Egyptien Abdel Fattah Al-Sissi, pour une présidence tournante. L’Assemblée Générale a pour thème “Les réfugiés, les rapatriés et les déplacés”.

Le Président Abdel Fattah a dit qu’il se penchera en particulier, durant son mandat, sur le problème de la sécurité, du terrorisme, du commerce et de celui des immigrés. C’est la 1ère Assemblée Générale de l’UA à laquelle a participé le nouveau Président de la RDC, Félix Antoine Tshisekedi. Le Roi de l’Eswatini, Mswati III a aussi surpris par sa candidature à la tête de l’UA en 2020.

L’hebdomadaire Jeune Afrique a écrit dans ses colonnes que certains espèrent que l’Egypte remettra sur les rails le problème des tensions en Libye. Un des dirigeants du Ministère des Affaires Etrangères de la Libye a dit quant à lui que “L’Egypte mettra fin à ce problème”. D’un autre côté cependant, l’Egypte appuie le Maréchal Khalifa Haftar, qui a montré peu de volonté dans la voie politique et valorisé plutôt le pouvoir militaire.

Le Commissaire de l’Economie à l’UA, Victot Harrison, a montré qu’ils s’attendent à beaucoup dans les projets d’infrastructure communs au continent. “Avant de prendre les rennes de l’UA, le Président Sisi avait demandé aux investisseurs égyptiens de se diriger vers l’Afrique australe. Je peux vous dire que son appel a été entendu”, a-t-il dit .
L’Egypte qui a, en outre, une collaboration particulière avec la Libye, montre sa vision pour lever tous les obstacles à la mise en application des accords relatifs au marché commun de l’Afrique (CFTA). Ces accords seront appliqués définitivement quand ils auront été ratifiés par 22 pays. Dix-huit ont déjà signé, on s’attend à ce que les autres montrent où ils en arrivent.

Et Tshisekedi avec ses homologues…

Tshisekedi a posé pour la première fois ses pieds dans la Salle “Nelson Mandela” de laquelle était sortie auparavant une résolution de 10 pays qui montraient leur suspicion quant aux résultats des élections présidentielles en RDC. Ce langage avait créé un malaise entre les dirigeants de ces pays et les autorités de la RDC, mais l’UA a alors déclaré sa satisfaction.

“Nous avons été satisfaits par le déroulement des élections et la passation du pouvoir au Madagascar et en RDC”, avait dit Moussa Faki Mahamat, à l’ouverture du Sommet des Ministres des Affaires Etrangères, le 7 février 2019.

Les yeux sont braqués sur Tshisekedi pour relancer les liens de son pays avec l’UA qui semblaient entachés durant le règne de Joseph Kabila, souvent en litiges avec beaucoup de ses voisins et rarement présent aux assemblées de l’UA.

Les principes de la gouvernance de l’UA accordent les chances à un pays de l’Afrique australe d’occuper la chaire de l’UA en 2020. Le Roi Mswati III de l’Eswatini est parmi les premiers à avoir manifesté la soif de l’occuper, ce qui a soulevé le tollé parmi les participants. Les experts ne cachent pas que la demande de Mswati III peut s’appuyer sur les pays membres de la SADC.


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