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Dormir moins de 6 heures, c’est mauvais pour les artères

Redigé par IGIHE
Le 18 janvier 2019 à 01:51

Une nouvelle étude rajoute les courtes nuits dans la liste des facteurs de risque des maladies cardiovasculaires. Une sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité serait notamment associé à l’athérosclérose.

Les adultes auraient besoin de 7 à 9 heures de sommeil par nuit pour être en pleine forme. Certains diront en avoir besoin de plus, d’autres de moins... Seulement, une étude publiée dans le Journal of the American College of Cardiology ce 14 janvier montre que les personnes qui dorment moins de 6 heures par nuit ont davantage de risque de souffrir de troubles cardiovasculaires, notamment d’athérosclérose.

Cette maladie artérielle chronique se caractérise par le dépôt de lipides - c’est-à-dire de corps gras - sur la paroi des artères. La plupart du temps asymptomatiques, ces plaques peuvent cependant entraîner la lésion de la paroi artérielle, ce qu’on appelle une sclérose, l’obstruer ou provoquer sa rupture. Cela peut ainsi être la cause d’un infarctus du myocarde, d’un accident vasculaire ou d’une artérite des membres inférieurs.

UN « PILIER ESSENTIEL D’UN MODE DE VIE SAIN »
Les scientifiques ont cherché à déterminer l’impact du sommeil sur ce risque cardiovasculaire. Pendant sept jours, 3 974 employés de banque espagnols ont pour cela porté un dispositif mesurant l’activité, afin d’estimer la durée de leur sommeil ainsi que sa qualité. Les participants ont ensuite été répartis en quatre groupes, selon leur temps de repos quotidien : ceux qui dormaient moins de 6 heures par nuit, entre 6 et 7 heures, entre 7 et 8 heures et enfin plus de 8 heures. Les volontaires ont ensuite subi un scanner et une échographie cardiaque en 3D.

Résultats ? Les participants qui dormaient moins de 6 heures par nuit présentaient un risque augmenté de 27 % de souffrir d’athérosclérose dans tout le corps, en comparaison à ceux qui profitaient de 7 à 8 heures de sommeil. Mais les femmes qui dormaient plus de huit heures par nuit couraient elles-aussi un risque accru face à cette pathologie.

Un sommeil de qualité médiocre, par exemple chez les personnes se réveillant plusieurs fois dans la nuit ou bougeant beaucoup, entraînait également un risque augmenté de 34 % d’être touché par une maladie cardiovasculaire. Les chercheurs ont par ailleurs constaté que la consommation d’alcool et de caféine était plus élevée chez les participants ayant un sommeil court et perturbé. Ils concluent finalement que la privation de sommeil implique des perturbations graves sur la santé. Il faudrait ainsi « placer le sommeil [...] aux côtés du régime alimentaire et de l’exercice en tant que pilier essentiel d’un mode de vie sain », écrivent-ils.

avec topsante.com


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