Depuis son arrivée à la tête de l’OIF, l’ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères a orienté son action autour de trois priorités majeures : la jeunesse, l’autonomisation des femmes et la modernisation des outils économiques et numériques de la Francophonie.

Un impact direct sur des millions de francophones

Selon les données publiées par l’OIF, environ 1,7 million de francophones ont été touchés par les programmes de l’organisation en 2025, dans le cadre de la programmation stratégique 2024-2027.

Cette dynamique s’inscrit dans une approche axée sur les résultats et la montée en puissance des projets structurants dans l’espace francophone.

En outre, l’un des piliers du mandat de Louise Mushikiwabo reste la promotion de l’égalité et de l’autonomisation des femmes.

Les programmes de l’OIF ont entre autres permis la mise en œuvre de 300 projets d’autonomisation économique des femmes, l’accompagnement de près de 90 000 femmes dans 34 pays, ainsi que le financement de projets via le fonds « La Francophonie avec Elles », doté de plusieurs millions d’euros.

En 2024, ce mécanisme a mobilisé environ 3,7 millions d’euros pour 50 projets, confirmant son rôle dans le développement local et social des communautés francophones.

Pour la secrétaire générale, ces initiatives s’inscrivent dans une logique de transformation durable : « L’autonomisation des femmes est un levier essentiel de stabilité et de développement », rappelle-t-elle régulièrement dans ses interventions publiques.

Jeunesse et emploi : une montée en puissance

Le programme D-CLIC, consacré à la formation numérique des jeunes, constitue également l’un des marqueurs du mandat actuel. À ce jour, 25 000 jeunes ont déjà été formés, avec un objectif de 100 000 jeunes d’ici 2026.

Ce programme vise en outre à renforcer l’employabilité des jeunes francophones à travers les compétences numériques, en partenariat avec plusieurs institutions internationales. Par ailleurs, l’initiative « CAP Innovation », dédiée à l’entrepreneuriat, a suscité un fort engouement avec plus de 3 100 candidatures, confirmant l’intérêt des jeunes pour les programmes de l’OIF.

Par ailleurs, sous sa direction, la Francophonie continue de s’étendre et de se structurer autour d’un espace global regroupant plus de 396 millions de francophones répartis dans environ 93 États et gouvernements membres de l’Organisation.

Cette expansion s’accompagne toutefois de débats sur le rôle politique et culturel de l’organisation, certains observateurs estimant que l’OIF évolue vers une structure plus globale que strictement linguistique.

Vers un troisième mandat ?

Le gouvernement du Rwanda a officiellement, courant janvier 2026, proposé de nouveau la candidature de Louise Mushikiwabo pour un troisième mandat, soulignant la continuité de ses réformes et la consolidation des programmes en cours.

Elle-même s’est dite prête à poursuivre son action, affirmant vouloir « achever les projets de transformation engagés » au sein de l’organisation.

En général, le bilan de Louise Mushikiwabo à la tête de l’OIF est marqué par une forte orientation vers le développement humain, l’inclusion économique des femmes, la formation des jeunes et la modernisation des outils de coopération francophone.

C’est sur cette base que plusieurs observateurs estiment qu’un troisième mandat permettrait de consolider les acquis et finaliser les programmes structurants déjà engagés, dans un contexte où la Francophonie cherche à renforcer son influence mondiale.

Si reconduite, Louise Mushikiwabo serait, aux côtés de l’ancien président sénégalais Abdou Diouf, la deuxième secrétaire générale à cumuler trois mandats à la tête de l’institution.

Plusieurs États membres et observateurs estiment que la secrétaire générale sortante, Louise Mushikiwabo, mérite un troisième mandat, au regard des résultats obtenus depuis 2019