La décision a été annoncée mardi 22 septembre dans une déclaration conjointe publiée par le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Amb. Olivier J.P. Nduhungirehe, et vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement, Maxime Prévot.
Les deux ministres ont publié cette déclaration en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies, qui se tient actuellement à New York, aux États-Unis.
Selon cette déclaration, « les ambassades bilatérales respectives seront rouvertes dans un délai rapproché».
Dans un premier temps, chaque mission sera dirigée par un chargé d’affaires ad interim, renforcés par un diplomate ou consul ainsi que d’une petite équipe d’appui technique.
Les deux pays entameront ensuite le processus de nomination des ambassadeurs. L’ambassadeur du Rwanda en Belgique sera également chargé des relations avec l’Union européenne, précise la déclaration.
Le rétablissement des relations diplomatiques intervient après une série de rencontres et de contacts informels entre Nduhungirehe et Prévot au cours des derniers mois. Les deux parties ont indiqué avoir abordé plusieurs différends et malentendus dans un esprit constructif.
Les deux ministres ont également exprimé leur gratitude au Qatar pour avoir facilité leur première rencontre à Doha en juin 2025.
Le Rwanda et la Belgique ont convenu de maintenir « un dialogue ouvert, franc et transparent » afin de traiter leurs différends bilatéraux ainsi que leurs positions divergentes sur certaines questions internationales.
Ils ont également retenu la « non-interférence, le respect mutuel et l’engagement constructif pour guider leurs relations futures».
Le Rwanda avait rompu ses relations diplomatiques avec la Belgique le 17 mars 2025, accusant Bruxelles de prendre parti dans le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo et de mener une mobilisation systématique contre le Rwanda dans les forums internationaux.
Kigali avait également accusé la Belgique de chercher à déstabiliser le Rwanda et la région dans des tentatives qualifiées de « pitoyables » visant à maintenir des « illusions néocoloniales ».
Le différend était survenu dans un contexte de tensions liées au conflit dans l’est de la RDC, où le Rwanda a été accusé de soutenir le groupe rebelle M23. Kigali a constamment rejeté ces accusations.
Le Rwanda affirme pour sa part que sa principale préoccupation sécuritaire concerne la collaboration entre le gouvernement congolais et les FDLR, un groupe armé composé notamment de membres issus des anciennes forces et milices impliquées dans le génocide contre les Tutsi de 1994.
Le rétablissement des relations diplomatiques rouvre ainsi les canaux officiels entre Kigali et Bruxelles après plus d’un an de relations fortement tendues.




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