Urgent

Deux semaines de détention au Centre correctionnel “Kwa Kabuga” pour vol présumé d’écouteurs.

Redigé par
Le 4 octobre 2019 à 12:28

Mugisha Jacques, coiffeur de profession, est détenu depuis deux semaines au Centre Correctionnel ‘Kwa Kabuga” à Gikondo dans la Ville de Kigali, selon sa femme, Mukeshimana Jeannette, qui affirme que son mari a été amené par des inconnus dans un véhicule immatriculé d’une plaque gouvernementale.

Mugisha a disparu le 19/9/2019. Alors qu’il vaquait normalement à son poste dans un salon de coiffure, un client est retourné le 15/9/2019, une semaine après qu’il y avait été servi, et a réclamé ses écouteurs qu’il prétend y avoir oubliés. Le client est retourné réclamer ses écouteurs, une seconde fois, le 17/9/2019, ayant eu toujours pour réponse, par la propriétaire du salon, que personne n’avait vu d’écouteurs.

“Des inconnus l’ont amené dans un véhicule blanc, d’une manière inexplicable, et l’ont détenu dans un Centre pour vagabonds. Je ne comprends pas comment un homme marié depuis 11 ans, père de deux enfants, employé, qui entretient convenablement sa famille, soit considéré comme un vagabond”, se demande son épouse.

Elle estime qu’ils devraient le traduire devant la justice avec des preuves à sa charge pour vol d’écouteurs, au lieu de le détenir avec des vagabonds “Chez Kabuga”.

Nyirasafari Chantal, propriétaire du salon de coiffure, a dit au journal Umuseke que les deux personnes qui l’ont amené, habillés en civil, lui ont déclaré être de la Rwanda Investigation Board, RIB.

Elle s’est rendue à la Station de la Police de Kanombe, puis à celles de Remera et de Kimironko, sans y trouver Mugisha, puis a abandonné la recherche.

“Une semaine après l’épouse de Mugisha nous a rejoint au service pour nous apprendre que son mari est détenu “chez Kabuga”, a dit Chantal.
La propriétaire du salon avoue que Mugisha n’a rien montré de suspect dans son comportement depuis les trois mois qu’ils travaillent ensemble, même qu’il lui arrivait souvent de le laisser avec la caisse ouverte près de lui, sans qu’il y touche.

Le quotidien Umuseke a contacté par téléphone le porte-parole de la RIB dans la Ville de Kigali, Bruno Rangira, qui a promis d’en parler avec le Directeur de ce Centre, et de lui faire un feedback sur l’état des choses. Recontacté mardi 1er octobre 2019 par le même Journal, le porte-parole n’a pas répondu, ni à l’appel téléphonique ni au message lui envoyé.

Le Maire de la Ville de Kigali, Pudence Rubingisa, contacté le 3 octobre 2019 par Umuseke, a dit qu’il allait demander des explications au Directeur et qu’il lui répondrait par après.

La Police Nationale, normalement réputée pour son professionnalisme, doit tout faire pour redorer son image, sinon elle risque d’y perdre une plume, pour quelque agent égaré.


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