Urgent

Deux ex- officiers FDLR, La Forge Bazeyi et J.P Nsekanabo comparaissent devant le juge pour détention préventive

Redigé par IGIHE
Le 11 avril 2019 à 05:39

Deux officiers supérieurs des FDLR, Ignace Nkaka alias La Forge Fils Bazeye, ancien Porte parole de ce mouvement et Jean Pierre Nzekanabo,, Lt Colonel, chef des renseignements militaires ont comparu ce mercredi 10 avril devant le tribunal de Première instance de Gasabo en Ville de Kigali pour décider de leur libération provisoire ou détention préventive au vu du niveau de gravité des faits qui leurs sont reprochés. Au cours de cette séance, ils ont demandé à être libérés sous caution pour avoir collaboré avec la justice.

Accusés de faire partie d’un groupe terroriste, les FDLR, d’avoir participé à des activités terroristes et d’avoir comploté avec un gouvernement étranger et d’autres groupes négatifs aux fins d’attaquer le Rwanda, d’avoir planifié et exécuté des attaques qui ont coûté les vies innocentes sur le sol rwandais, le juge Justin Nshimiyimana a décidé que les deux hommes restent en détention préventive jugeant graves les accusations portées contre eux.

L’affaire fait suite à leur extradition de la RDC vers le Rwanda tout au début de cette année.

« Nsekanabo a avoué avoir eu connaissance des nombreuses attaques des FDLR sur le sol rwandais ces dernières années. Il a également confirmé d’être allé en Uganda dans le cadre d’une mission visant à rechercher des moyens permettant aux FDLR de collaborer avec le RNC/Rwanda National Congress de Kayumba Nyamwasa afin d’attaquer et de déstabiliser le Rwanda », a déclaré le juge.

« Toutes ces raisons sont très importantes au point que les deux sujets doivent écoper 30 jours de détention préventive dans l’attente de nouvelles enquêtes », a poursuivi le juge Nshimiyimana.

La Cour a également tenu compte de la demande du ministère public qui invoquait la loi autorisant la détention provisoire des personnes passibles d’une peine de prison supérieure à deux ans.

« Toutes leurs accusations sont passibles de peines de prison supérieures à deux ans. La Cour estime qu’ils doivent rester en prison pour ne pas tenter de falsifier des preuves de leurs crimes, d’autant plus qu’ils ne sont pas rentrés au pays de leur plein gré », a déclaré le juge.

Bien qu’ils ne nient pas être membres des FDLR, les suspects ont affirmé qu’ils ne savaient pas que le groupe de milice était une organisation terroriste illégale.

Pourtant force est de constater que les deux hommes ont rejoint l’équipe alors qu’elle était encore connue sous le nom de l’Armée de Libération du Rwanda (ALIR). En 2000, ALIR a fusionné avec d’autres groupes pour former les FDLR.

Au cours des 24 dernières années, ces milices FDLR se sont retranchées dans l’est de la RDC où elles continuent de causer des catastrophes humanitaires - meurtres, viols et pillages - et de lancer des attaques furtives contre Rwanda.

Plaidoyer pour la réintégration

Nkaka et Nsekanabo ont déclaré lundi à la Cour avoir été témoins de l’évolution de la situation dans le pays, qu’ils ne veulent plus être associés aux FDLR.

Ils ont rejeté la requête du Ministère Public d’ un mois de détention supplémentaire à leur encontre ; le ministère public justifiant cette requête par le fait que leur dossier n’est pas encore complètement instruit.

Nsekanabo, alias Théophile Abega, chef des services de renseignement de la milice a déclaré à la cour qu’il plaidait pour sa réintégration dans les institutions de la société rwandaise, car il s’agit d’une chance qu’il ne peut pas perdre en essayant de retourner dans la jungle congolaise, que par conséquent cette reconduction de trente jours de la détention préventive n’est pas justifiée.

Milton Nkuba, l’avocat de Nkaka, a expliqué lundi que son client avait toujours coopéré avec les enquêteurs

Le duo a été arrêté à la frontière congolaise deBunagana, entre l’Uganda et la RD Congo, en décembre dernier alors qu’il venait d’une réunion importante de Kampala où il avait rencontré, débattu et négocié les accords de collaboration avec les RNC et une haute autorité ugandaise. Du reste, pour montrer sa franche coopération avec la cour, Nsekanabo a révélé devant le juge que le récent voyage de Kampala était une " troisième mission clandestine effectuée en Uganda".

Les deux hommes accusés n’ont pas nié avoir été arrêtés alors qu’ils rentraient de la capitale ugandaise, Kampala, où ils avaient été envoyés par leurs supérieurs pour assurer la liaison avec des membres du groupe dissident, le Congrès national rwandais/RNC.

La Cour a également appris lundi que lors de leur voyage en Ouganda, ils ont été reçus par le Ministre d’État ougandais de la Coopération régionale, Philemon Mateke. Il jouait la médiation entre les deux mouvements rebelles rwandais, FDLR et RNC pour qu’ils unissent leur force en vue de déstabiliser le Rwanda.

Source : Newtimes


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