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Des scènes atroces de tortures subies par des Rwandais en Uganda ; le bout du tunnel est-il visible ?

Redigé par IGIHE
Le 18 septembre 2019 à 01:23

Des scènes de torture atroces commis par les agents de maintien de l’ordre et sécurité en Uganda sont divulguées. Elles concernent les Rwandais en particulier qui sortent des cachots handicapés.

Il est rapporté que les femmes sont torturées nues, seins et parties sexuelles à l’air libre. Il leur est ordonné de s’asseoir ainsi dans l’eau, qu’elles subissent des coups de batons électriques. Elles comme des hommes restent des semaines entières suspendues à une corde. Il est même rapporté que d’autres, moins chanceuses, sont jetées à la pature des serpents vénimeux.

Torture atroce
Les observateurs trouvent que les Rwandais ont été torturés dans les cachots du CMI/Chieftency of Military Intelligence en Uganda avec un raffinement criminel extrêmement sauvage, au delà de l’entendement humain depuis 2017. Selon eux, il y a des coups de batons simples, des batons électriques, abimer les parties sexuelles, être réduit en esclavage, plongée dans l’eau mains liées dans le dos... c’est le lot quotidien des citoyens rwandais arrêtés arbitrairement par les services de sécurité ugandais. Ce sont des témoignages donnés par certains d’entre eux qui ont pu être libérés pour être déportés à la frontière rwandaise.

Torture à l'électricité très essentielle dans les safe houses du CMI ugandais

Il est rapporté que parmi eux, nombreux sont des handicapés physiques pour de bon, qui, vertèbres ou cotes cassés, sont incapables de marcher. C’est le cas d’un certain René Rutagungira, arrêté durant les premières heures de la rafle de Rwanda à Kampala en août 2017.
Les seuls trois mois qu’il a passé dans les geoles de la CMI avant d’être refoulé quasi inanimé au Rwanda, il en est ressorti complètement dingue. Pour mieux le torturer, il a été accusé d’espion au service du Rwanda.

Un mode d’arrestation défiant les droits humains
Le mode d’arrestation de ces Rwandais est quasi le même. Les agents de CMI rappliquent à l’improviste dans des véhicules banalisés. Ils bandent les yeux à leurs victimes qu’ils dirigent dans des safe houses où elles passeront des jours sans que leurs proches parents sachent où les trouver.

Homme ou femme, la brutalité policière s'applique sans distinction

Les gens qui ont subi ces tortures extrêmes rapportent qu’il est impossible de résister à la douleur leur infligée au point qu’ils acceptent toutes les crimes qu’on met sur leur tête.

Une victime Kamikazi Dinah a raconté comment on l’a forcé d’enlever ses habits et introduit dans un cachot de moins d’un mètre carré et de s’asseoir dans l’eau. La suite, c’est inimaginable. Des coups de batons électriques sur une femme à qui on demandait d’accepter qu’elle faisait de l’espionnage au profit du Rwanda.
Il est rapporté que les travaux d’esclaves que les femmes faisaient dans les champs maraîchers pourraient avoir coûté la vie d’une d’entre elles. Elle n’aurait pas été ramenée dans l’enceinte de la prison pour une sépulture décente.

"On m’a donné beaucoup de coups au dos, sur les fesses et au dessus des parties sexuelles", a confié en pleurant le Pasteur Jean de Dieu Singirankabo qui conduisait une église protestante à Kampala au moment de son arrestation. Son repas quotidien, a-t-il dit, était plein de verres cassés ; une volonté d’accélérer sa mort.

Des larmes aux yeux, le pasteur raconte comment lors de sa libération de la prison de Luzira, il a laissé un autre Rwandais sérieusement torturé depuis 16 mois, un certain Augustin Rutayisire.

"Il n’avait droit de dormir que sur le ciment, jamais le matelas. Il avait des blessures à la poitrine, à la ceinture et au dos suite aux coups de batons des gardiens de prison. Il crachait du sang", a dit le Pasteur disant que le malheureux a échappé de justesse à une tentative d’empoisonnement à la poudre de verre mélangée à son repas en mai dernier. La pasteur dit qu’il doit son salut au fait qu’il a été faire un séjour dans un hôpital proche au vu de sa santé qui empirait.

Travaux forcés des champs
Un autre rescapé de Kiburara Prison Farm, Prince Twambazimana, raconte comment certains Rwandais qui exécutaient les travaux forcés des champs de la prison Kiburara ont été mordus par les serpents et qu’ils en sont morts.

Tous ces rescapés qui racontent leur calvaire dans les prisons et autres safe houses ugandais ne comprennent pas le soudain revirement de l’Uganda contre le Rwanda. Ils ne comprennent pas comment les intérêts politiques du moment de Museveni sont forts, lui qui a manifesté une grande attention au RNC/Rwanda National Congress du Gén.Kayumba Nyamwasa pour l’aider à organiser une rébellion contre le Rwanda.

Qui dit que les droits humains ou respect de la personne existent en Uganda ?

La suite est une simple logique.
Il faut garder en Uganda des citoyens rwandais qui sympathisent uniquement avec ce mouvement rebelle.

La reprise des relations commerciales rwando ugandaises va-t-elle montrer que Museveni se sera désolidarisé de ce RNC ? Cela passera par la traditionnelle libre circulation des personnes et des biens entre les deux pays après avoir libéré la liste de 209 citoyens rwandais telle que la liste a été donnée à la délégation ugandaise en visite de travail à Kigali ce mardi 17 septembre 2019.

Sans commentaire !!!
Des citoyens ugandais exhibent les traces de torture subie devant les juges
Des citoyens ugandais arrêtés puis torturés pour la mort de IGP Kaweesi de la Police Ugandaise. Ils ont ouvert un procès devant les tribunaux ugandais réclamant des dédommagements
Même les ugandais sont torturés dans leurs prisons ; ici le Chanteur-politicien Bob Wine hospitalisé suite à ces traitements deshumanisants

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