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Contentieux rwando-ugandais : Les Rwandais découragés de voyager en Uganda

Redigé par Bérénice
Le 2 mars 2019 à 01:02

Poste-Frontière rwando ugandais de Gatuna : Un bémol est survenu dans les relations rwando ugandaises en début de ce weekend, ce vendredi 1er mars 2019. Le Rwanda a redirigé les camions transportant les marchandises venant d’Uganda. Le Rwanda a décidé de rediriger ce long convoi vers l’autre poste-frontière de Kakitumba, vers l’Est. Cela semble ne pas avoir plus aux camioneurs ugandais qui doivent faire un long détour poiur atteindre l’autre poste frontière. Raison officielle ? Le tronçon Gatuna-Kigali abimé sur une certaine distance est en cours de réhabilitation. Ce faux incident a réveillé un bien plus lourd contentieux de voyageurs et résidents rwandais en Uganda arrêtés, torturés puis déportés sur soupçon d’espionnage.

« Les Rwandais devraient s’abstenir de se rendre en Uganda pour des raisons de sécurité » a déclaré Dr.Richard Sezibera, le Ministre des Affaires étrangères et du Gouvernement

« Comme je l’ai expliqué aux journalistes, toutes les frontières du Rwanda sont ouvertes. Il est conseillé aux camions et aux véhicules lourds de passer par la frontière de Kagitumba en raison de réhabilitation du tronçon Gatuna-Kigali », a dit sur son compte tweet, le secrétaire d’Etat rwandais à la Coopération Internationale, Amb. Olivier Nduhungirehe réagissant aux réactions particulièrement virulentes des autorités de Kampala dont Opondo ofwondo, le porte-parole du Gouvernement Ugandais réagissant à la Voix de l’Amérique de ce samedi 2 mars 2019.

Cet officiel ugandais nie en bloc les faits avérés selon lesquels les Rwandais résidant ou en voyage en Uganda sont arrêtés arbitrairement, torturés puis refoulés au Rwanda en toute violation des procédures judiciaires et des droits humains.

« Les Ugandais au Rwanda ou voyageant à travers le Rwanda sont en sécurité. » a dit à son tour le Ministre Richard Sezibera, trouvant injuste le fait que l’Uganda ne respecte pas la liberté de mouvement des citoyens rwandais.

Kigali accuse les autorités ugandaises entre autre de l’arrestation de plus de 40 citoyens rwandais et expulsé ou refusé l’entrée à plus de 800 autres personnes depuis janvier 2018.

M. Ofwono Opondo, porte-parole du gouvernement ugandais a tenu un briefing aux journalistes Vendredi pour adresser la question.

« Tous les véhicules venant du Rwanda entrent bien en Uganda, mais c’est le contraire du côté rwandais. Et pire encore, le Gouvernement rwandais dissuade les rwandais de voyager en Uganda alors que de notre côté nous ne mettons aucun frein aux Ugandais soucieux de se rendre au Rwanda », a dit ce porte parole escamotant la situation d’arrestations arbitraires de rwandais en Uganda par la CMI/Chieftancy of Military Intelligence qui, selon des sources sources, œuvre main dans la main avec les chefs d’un mouvement dissident rwandais, le RNC/Rwandais National Congress qui, selon toute vraisemblance, en procédant à ces arrestations, veut ne pas voir ses activités démasquées par le Rwanda officiel.

« Nous voudrions envoyer un message clair au Rwanda selon lequel personne n’est harcelé par l’Uganda depuis le Rwanda ou en détention préventive », a déclaré Opondo.

Dans une lettre adressée Mercredi aux autorités fiscales ugandaises à la frontière ugando-rwandaise de Gatuna, la Rwanda Revenue Authority (RRA) a expliqué que les camions lourds seraient détournés vers un autre point de passage, Kakitumba.

« Nous envisageons de réduire le trafic de poids lourds pour permettre la réalisation de l’infrastructure OSBP », lit-on dans la lettre signée par Rosine Uwamariya, commissaire aux douanes de la RRA.

Cependant, M. Opondo s’est interrogé sur l’explication de l’Administration fiscale rwandaise (RRA).

« Si c’était la construction de la route, ils n’auraient pas empêché leur population de pénétrer dans le pays » a-t- il déclaré. Ce porte-parole veut délibérément oublier la question d’arrestations arbitraires, de détention de rwandais dans des ‘safe houses’ ; question qui a été amenée au débat des chefs d’Etat des deux pays, Paul Kagame et Yoweli Museveni, la première fois à Addis Abeba en janvier 2018 en marge du Sommet des Chefs d’Etat de l’Union Africaine.


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