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Comment le coronavirus peut affecter l’économie du Rwanda

Redigé par IGIHE
Le 27 février 2020 à 10:53

Le coronavirus est considéré comme l’un des plus récents et plus graves fléaux qui ont déjà affecté l’économie mondiale et pourrait aussi avoir des conséquences néfastes sur l’économie nationale, ont averti les économistes rwandais.

A l’échelle mondiale, les économistes ont prédit que les conséquences vont d’abord se faire sentir sur la croissance de l’industrie, de l’aviation, du tourisme et sur le marché des Bourses.
Pour le Rwanda, selon ses économistes, le premier impact pourrait se faire sentir dans l’approvisionnement des produits et des biens utilisés sur le marché local.
Le Gouverneur de la Banque Nationale du Rwanda, John Rwangombwa, a déclaré qu’environ 20% des importstions du Rwanda proviennent de la Chine.
Les importations sont principalement constituées de biens de consommation, de biens d’équipement, de biens intermédiaires provenant d’un certain nombre de grands projets d’infrastructure ainsi que de la croissance du sous-secteur manufacturier.
Les biens capitaux sont ceux qui sont utilisés pour produire d’autres biens, tandis que les biens intermédiaires sont des biens partiellement finis, utilisés comme intrants dans la production d’autres biens.
Une grande partie d’entre eux provenant de Chine, une conséquence sur l’économie rwandaise sera la pénurie de marchandises sur le marché local.
L’avancement de certains projets impliquant des biens d’équipement ainsi que le développement d’industries dont les matières premières proviennent de Chine ne seront pas épargnés.
Le Professeur Thomas Kigabo, économiste en chef de la BNR, a toutefois déclaré qu’il était trop tôt pour déterminer quantitativement l’ampleur de l’impact potentiel.
“La BNR est prête à intervenir, notamment en allégeant la pression sur les marchés des devises et en ajustant l’orientation de la politique monétaire pour contenir les éventuelles pressions inflationnistes”, a-t-il dit.
D’autres économistes ont proposé la recherche de sources alternatives de biens et d’importations pour alléger l’impact sur l’économie.
C’est aussi l’avis de la PDG du groupe BK, Diane Karusisi, qui trouve qu’il est nécessaire de soutenir le secteur privé local impliqué dans les importations de marchandises en vue rechercher d’autres sources de marchandises.
Cela arrive au moment où le secteur du commerce est en tête parmi les industries ayant le ratio de prêts non performants (NPL) le plus élevé. Le secteur détient environ 35,4% de tous les prêts non productifs.
Les commerçants interrogés par le New Times ont déclaré que parmi les conséquences du virus sur leurs opérations, il y aura une pénurie de produits lorsque leurs stocks s’épuiseront. D’autres ont suggéré l’approvisionnement à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis, bien que ce choix va occasionner des coûts plus élevés et, par conséquent, des marchandises plus chères.


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