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Burundi : Pierre Nkurunziza donne 15 jours aux rebelles de Mugamba pour se rendre

Redigé par IGIHE
Le 2 juin 2016 à 10:31

Au Burundi, le président Pierre Nkurunziza s’est rendu pour la première fois depuis le début de la crise que traverse le pays dans la commune de Mugamba. Cette ville, située dans de la province de Bururi est considéré comme l’un des bastions des nouvelles rébellions burundaises.
Du haut d’une camionnette, micro à la main, sous très haute protection de l’armée et de la police, Pierre Nkurunziza a demandé à la population de dire à leurs frères rebelles qu’il leur donnait quinze pour se rendre, en les (...)

Au Burundi, le président Pierre Nkurunziza s’est rendu pour la première fois depuis le début de la crise que traverse le pays dans la commune de Mugamba. Cette ville, située dans de la province de Bururi est considéré comme l’un des bastions des nouvelles rébellions burundaises.

Du haut d’une camionnette, micro à la main, sous très haute protection de l’armée et de la police, Pierre Nkurunziza a demandé à la population de dire à leurs frères rebelles qu’il leur donnait quinze pour se rendre, en les menaçant de les écraser comme cela avait été le cas après les élections contestées de 2010 dans une province de l’ouest du Burundi, où il y avait eu création d’une nouvelle rébellion.

« Téléphonez à vos frères pour leur dire que nous leur donnons 15 jours pour se rendre. Quinze jours pas plus ». Pierre Nkurunziza a lancé cet ultimatum du haut d’une camionnette, en ajoutant qu’après ces deux semaines, les forces de sécurité utiliseront la force. Cet avertissement a été lancé après une réunion rassemblant tous les responsables sécuritaires.

La commune de Mugamba, à environ 90 kilomètres au sud de la capitale, est l’une de celles où l’on signale le plus d’affrontements. Selon les autorités, la sécurité est assurée sur 95% du territoire burundais. Le chef de l’Etat veut que la situation des 5% restants soit réglée dans les deux mois, maximum.

Il propose donc une amnistie à tous ceux qui se déposeront les armes dans les 15 jours à venir. Une amnistie sous certaines conditions : ceux qui se rendront ne seront pas complètement libres de leurs mouvements.

Le porte-parole adjoint du président a donné à RFI plus de détails ce matin : ceux qui se rendront seront conduits dans des centres d’éducation patriotique, pour recevoir ce qu’il appelle une formation. Dans ces centres fermés, les repentis apprendront l’amour de leur patrie, le règlement pacifique des conflits et éventuellement un métier.

Une étape de plus dans la répression, selon les opposants. Pour le Cnared en exil, il faut comprendre que les opérations policières vont maintenant s’étendre à l’intérieur du pays. Le mouvement dénonce un discours va-t-en guerre pour décrédibiliser l’opposition et pour renforcer la répression au Burundi.

Aujourd’hui même, prenez cette résolution. Téléphonez à vos frères qui ont pris les armes, dites-leur que nous leur donnons 15 jours qu’ils y renoncent. 15 jours ! Dites-leur cela.

Et nous appelons ceux qui sont chargés de la sécurité, de l’administration d’accueillir convenablement ceux qui vont se rendre. Nous sommes le 1er juin la porte se refermera le 15.

Avec rfi


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