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Bruxelles : Neretse aurait construit l’ école sous le détournement de 2,5 millions

Redigé par Renaissance Actu
Le 6 décembre 2019 à 09:27

Le témoin du 19ème jour du procès Fabien Neretse a la cour d’assises de Bruxelles, affirme que ses recherches ont montré qu’une partie du financement du projet GBK, avait été détournée pour construire l’ACEDI Mataba.

André Guichaoua, entendu ce jeudi, est professeur en sociologie à l’Université de Paris. Il étais aussi le témoin expert auprès du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) à Arusha.

Dans son témoignage, il apporte son éclairage sur la corruption généralisée au Rwanda dans les années 1990 et sur le financement du génocide.

Du financement du projet GBK(Gisenyi-Butare-Kigali) qui était destiné à protéger des forêts, reboiser certaines zones et développer de nouvelles techniques d’agriculture et d’élevage, l’accusé Neretse alors coordinateur, avait détourné une partie pour construire une école privée dans sa région natale.

Le projet GBK était financé par la Banque mondiale et le gouvernement rwandais. Une somme de deux millions et demi de francs rwandais avait été détournée au cours des six derniers mois de la mission de l’accusé comme coordinateur du projet GBK.

Fabien Neretse, après son départ du projet GBK en 1989, s’était vu réclamer cette somme. L’accusé aurait détourné des matériaux et de la main-d’œuvre qui ont servi à la construction de l’école ACEDI-Mataba, dans son village.

Par contre, les membres de l’ACEDI qui restent au Rwanda se disent inquiets, d’entendre Neretse s’approprier l’école ; alors qu’ils l’ont fondé ensemble. Au depart, ils étaient 50, et chacun aurait payé cinquante milles francs rwandais des années 80-90.

En plus des faits, le témoin a remis à la cour, la lettre de remerciement du conseiller de Mataba (un frère de l’accusé) au projet pour cet appui. La lettre en question a été reçue et répondue par le successeur, James Gasana.

Bien que le témoin qui a effectué de nombreuses recherches sur la politique de détournements de fonds publics au Rwanda avant le génocide l’affirme, l’accusé ne se rappelle que de six cent mille francs, et dévoile en avoir payé.

Il ajoute que le projet GBK aurait ete exemplaire en Afrique, comme des techniciens d’autres projets venaient s’en inspirer.

Fabien Neretse de 71 ans vivant en France, est accusé devant la cour de crime de génocide et de crime de guerre commis au Rwanda en 1994. Il fut à la tête du projet GBK de 1980 à 1989, avant qu’il soit promu directeur de l’OCIR Café.


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