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Bousculade meurtrière lors d’un meeting de Buhari

Redigé par IGIHE
Le 22 janvier 2019 à 08:12

Une bousculade lors d’un meeting du président Muhammadu Buhari, en lice pour sa réelection, a fait plusieurs morts à Maiduguri, ville au coeur de l’insurrection jihadiste de Boko Haram, a annoncé lundi soir la présidence nigériane.

"Je suis choqué d’apprendre que plusieurs personnes ont perdu la vie lors de l’accident tragique survenu cet après-midi au stade de Maiduguri", capitale de l’Etat du Borno (nord-est du Nigeria), a déclaré le président Buhari, selon un communiqué de son porte-parole Garba Shehu.

"Puisse Allah venir apaisé les âmes des personnes décédées", poursuit le chef de l’Etat, ajoutant que la chute d’un grand paravent où s’abritaient des supporters du parti au pouvoir a fait également de nombreux blessés.

La présidence ne mentionne toutefois pas le nombre de victimes, et aucun chiffre n’était vérifiable lundi auprès des services de secours.

Malgré un bilan sécuritaire déplorable aux quatre coins du pays et une accélération des attaques de Boko Haram dans le nord-est, l’ancien général de 76 ans est toujours perçu par les électeurs musulmans comme "le" candidat du Nord.

"Je réitère la promesse que nous avons faite il y a quatre ans, sur l’amélioration de la sécurité, du développement et sur la lutte contre la corruption", a-t-il déclaré.

"Par la grâce de Dieu, vous êtes les témoins vivants de la première promesse, que nous avons réussi à tenir : améliorer la sécurité", a-t-il ajouté, reconnaissant qu’il y a "plus de travail à faire".

Des dizaines, voire des centaines de soldats ont été tués dans des attaques, parfois à l’arme lourde, au cours des six derniers mois.

Fin décembre, plus de 30.000 civils ont fui vers Maiduguri depuis Baga, où la faction affiliée au groupe de l’Etat Islamique a mené une attaque et a pris le contrôle de la ville, avant d’être repoussés la semaine dernière.

Le conflit a fait plus de 27.000 morts depuis 2009 et 1,7 millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Ce weekend, Buhari avait dû quitter un meeting politique à Jos, lorsque des centaines, voire des milliers de partisans du Congrès progressiste (APC) au pouvoir, ont envahi le podium d’un stade, d’une capacité de 28.000 places et plein à craquer.

Au Nigéria, les associations de la société civile dénoncent régulièrement les "achats de voix" de supporters, dans un pays où plus de la moitié des 180 millions d’habitants vit dans l’extrême pauvreté.

avec voafrique.com


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