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Bigirinka à la découverte des centres culturels du Rwanda ancien

Redigé par IGIHE
Le 18 septembre 2019 à 11:33

Innocent Bigirinka Gasasira, 30 ans, un mordu de l’histoire du Rwanda a entrepris un projet de visite-découverte des sites culturels du Rwanda ancien.

Il entend visiter tous les 416 Secteurs administratifs du pays pour, à la fin, écrire un manuel d’histoire du Rwanda.

Il se promet de faire le tour du rwanda en 90 jours où il aura visité tous les sites touristiques du pays y compris les reliefs attractifs, des sites royaux. "Je visiterai la beauté de tous ces sites et releverai les traits culturels particuliers de ces temps anciens", a confié Bigirinka au journaliste d’Umuseke.

"Non seulement j’écrirai un manuel d’histoire du Rwanda ancien, je produirai aussi un documentaire à l’aide des informations que j’aurai collectées", a-t-il ajouté.

Le jeune féru de l’histoire du Rwanda dit être motivé par le fait que certaines valeurs traditionnelles positives semblent s’estomper.

"J’ai fait des entretiens avec de vieux sages rwandais. Ils m’ont dit comment jamais dans le Rwanda ancien, il y avait pas d’indiscipline sexuelle, que des jeunes filles d’antan ne pouvaient pas contracter des mariages illégaux, qu’il n’y avait pas de crimes d’homicide. Pourtant récemment les Rwandais ont violé ces valeurs.Je souhaite qu’elles soient réhabilitées. Les parents devront y jouer un grand rôle en apprenant à leurs enfants les moeurs et valeurs culturelles historiques rwandaises", a-t-il ajouté se donnant la tâche de protéger les vestiges des sites royaux du Rwanda, les sites des tombeaux des rois, rivières et arbres historiques.

Bigirinka a raison de s’entretenir avec ces Vieux- sorte de bibliothèques vivantes qui comme cette mère Patricie Nyiramukamisha de 75 ans originaire de Musanze (Nord du pays), savent comment la colonisation belge du Rwanda (1919-1962) vite fait de détruire les hautes institutions culturelles d’alors qu’étaient les Veillées culturelles et d’armes et les Après-midis des filles où celles-ci étaient préparées à la vie de mariées.

Prié de s’exprimer au micro d’Umuseke, un certain Joseph Kamanzi, 68 ans, invite les pouvoirs publics au retour de l’ITORERO, l’école traditionnelle qui devra être programmée sur six mois. Il est révolté par le fait que lors des cérémonies de dot et mariages, les vieilles personnes sont sollicitées pour conduire lesdites cérémonies et autres déclamateurs de poèsies pastorales épiques ; que celles-ci exigent des rémunérations financières.

Commencé le 1er septembre 2019 dans le District Nyabihu (Nord Ouest du Pays), le voyage de Bigirimana est programmé pour se terminer en décembre prochain. Il dit que ces voyages lui coûteront 3 millions de francs.


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