Cet engagement a été réaffirmé ce 29 octobre 2026, à Kigali, lors d’une réception organisée en l’honneur des anciens étudiants rwandais ayant poursuivi leurs études au Royaume-Uni, en présence de représentants du gouvernement, de responsables universitaires et d’autres acteurs du secteur éducatif.
À cette occasion, la Haute-Commissaire britannique au Rwanda, Alison Thorpe, a indiqué que les deux pays comptaient déjà au moins 63 partenariats actifs entre leurs établissements d’enseignement, couvrant notamment la santé, l’énergie, le climat, les technologies, le droit et les industries créatives.
Plaidant pour davantage de recherches conjointes, d’innovations et de collaborations entre universités et entreprises afin de répondre aux besoins concrets des deux pays, elle a également souligné que les établissements britanniques pouvaient contribuer aux ambitions de développement du Rwanda définies dans la deuxième Stratégie nationale de transformation (NST2).
« Je souhaite voir davantage de partenariats universitaires, de recherches et d’innovations communes répondant à des problèmes concrets, ainsi que des collaborations véritablement réciproques, fondées sur les priorités et les compétences du Rwanda et du Royaume-Uni », a-t-elle déclaré, invitant les anciens étudiants à renouer avec leurs universités et à contribuer à de nouvelles collaborations.
Représentant le ministre de l’Éducation, le directeur général du Conseil de l’enseignement supérieur (HEC), Dr Edward Kadozi, a réaffirmé l’engagement du Rwanda à élargir cette coopération dans l’enseignement supérieur, la recherche et le développement des compétences.
Il a révélé qu’environ 400 étudiants rwandais avaient fréquenté des universités britanniques au cours des dix dernières années grâce aux financements du gouvernement rwandais et aux bourses du Commonwealth. Ces diplômés constituent, selon lui, une ressource importante en capital humain et un lien durable entre les deux pays.
Cette coopération s’aligne sur la Vision 2050, la NST2, le Plan stratégique du secteur de l’éducation 2024-2029 et celui de l’enseignement supérieur 2025-2030, qui privilégient le développement du capital humain, la recherche et l’innovation pour soutenir une économie fondée sur la connaissance.
Dr Kadozi a encouragé les diplômés à mettre leur expérience internationale au service du développement national et à accompagner les jeunes professionnels.

Des bourses aux perspectives professionnelles
Parmi les bénéficiaires figure Stella Bonard Ibango, qui a obtenu en 2020 un master en affaires humanitaires internationales à l’Université de York grâce à une bourse du Commonwealth.
Suivie à distance sur deux ans tout en travaillant au Rwanda, cette formation a contribué à son évolution professionnelle. Elle dirige aujourd’hui les programmes de développement des talents de Kepler au Rwanda, en Éthiopie et en Ouganda. Son travail dans l’éducation des réfugiés contribue également à améliorer leur accès à la formation et à l’emploi.
Peace Kwizera, autre ancienne boursière du Commonwealth, a récemment obtenu un master en développement international à l’Université d’Édimbourg. Elle estime que les échanges avec des étudiants de différentes nationalités ont enrichi sa compréhension des enjeux du développement et souhaite mettre ces acquis au service du Rwanda.
Les possibilités de formation se poursuivent : les candidatures aux Commonwealth Shared Scholarships pour l’année universitaire 2027-2028 doivent ouvrir le 10 novembre et se clôturer le 8 décembre 2026. Ces bourses financent des masters d’un an dans des universités britanniques participantes, dans des domaines prioritaires pour le développement. Le Rwanda figure parmi les pays éligibles.
Le commerce, les investissements et la connectivité
Au-delà de l’éducation, les échanges commerciaux constituent un autre volet important des relations bilatérales. Selon les statistiques britanniques publiées en février 2026, le commerce de biens et de services entre les deux pays a atteint 127 millions de livres sterling au cours des quatre trimestres clos en septembre 2025, en hausse de 64,9 % sur un an.
Les exportations britanniques vers le Rwanda représentaient 100 millions de livres, contre 27 millions de livres d’importations rwandaises. Le stock d’investissements directs britanniques au Rwanda s’élevait à six millions de livres fin 2024.
La connectivité aérienne progresse également. Un accord sur les services aériens, signé le 10 novembre 2025 et ratifié par les deux pays en septembre 2026, encadre les opérations des compagnies désignées, le transport de passagers et de marchandises, ainsi que les questions de sécurité et les droits de trafic.
Dans le domaine climatique, le programme britannique 'ACTION Rwanda' soutient la résilience des populations face aux changements climatiques, l’adaptation et les investissements dans l’agriculture, les infrastructures et les transports durables. Le Royaume-Uni appuie également des initiatives en faveur de l’éducation des filles, de la qualité de l’enseignement et de la protection des populations vulnérables.
Le Rwanda a rejoint le Commonwealth en 2009, devenant le deuxième membre de cette organisation sans liens coloniaux ou constitutionnels antérieurs avec le Royaume-Uni. Cette adhésion a par ailleurs élargi les possibilités de dialogue et de coopération politique, économique, éducative et culturelle, entre autres.











Chargement des commentaires...
Laisser un commentaire