Cette information a été confirmée à IGIHE par le porte-parole du Bureau rwandais d’enquête (RIB), Dr Murangira B. Thierry, qui a précisé que les dossiers concernant les 80 suspects avaient été transmis au parquet le 10 août 2026.
Ntihanabayo Samuel, également connu sous le nom de Kazungu, propriétaire d’Ingufu Gin, figurait parmi les 16 personnes arrêtées à Kigali et présentées par le RIB le 8 août. Deux autres employés de l'entreprise, dont un responsable du contrôle qualité et un responsable de la production, avaient également été arrêtés.
Parmi les personnes présentées figurait également Oluwatosin Ayayi, responsable des opérations de Kerry Taste and Nutrition Rwanda. D’autres suspects sont employés par différentes entreprises et industries, notamment Ebeneza Hub, Sakaza Fruit, Entreprise Urwibutso, African Buffalo, Piphany Company et Lotas Medical Group.
Cette affaire intervient alors que la "Rwanda Food and Drugs Authority" (Rwanda FDA) a ordonné, depuis le 2 août, la fermeture de 148 usines produisant des boissons alcoolisées non conformes et la suspension de leur production.
Ces mesures font suite à des inspections ayant révélé l’utilisation d’éthanol insuffisamment traité dans la fabrication de certaines boissons, une pratique susceptible de présenter des risques pour la santé des consommateurs.
Les 80 suspects sont notamment poursuivis pour avoir donné à autrui une substance susceptible de provoquer la mort ou de porter gravement atteinte à sa santé, conformément à l’article 115 de la loi n° 68/2018 du 30 août 2018 relative aux infractions et aux peines en général.
Cette infraction est passible d’une peine d’emprisonnement de deux à trois ans et d’une amende comprise entre 300 000 et 500 000 francs rwandais.
Lorsque la substance entraîne une maladie incurable, une incapacité permanente de travail ou la perte totale de l’usage d’un organe, la peine peut atteindre 20 à 25 ans d’emprisonnement, assortis d’une amende de 500 000 à un million de francs rwandais.
Les suspects sont également poursuivis pour faux, altération ou usage de documents falsifiés, une infraction prévue par l’article 276 de la même loi. Elle est passible de cinq à sept ans de prison et d’une amende de 3 à 5 millions de francs rwandais, ou de l’une de ces peines.
Ils sont enfin accusés de résistance à l’autorité, infraction prévue à l’article 230, pour laquelle la loi prévoit une peine d’emprisonnement de six mois à un an.




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