Cette orientation a été officialisée le 26 juin 2026, à l’issue du quatrième forum de l’ANPMN, tenu pendant trois jours à Kigali, sous le thème de la prévention de la torture à l’encontre des femmes et des enfants en milieu carcéral.
La rencontre a réuni des experts chargés de la mise en œuvre des conventions internationales obligeant les États à adopter des mesures de prévention de la torture et d’autres formes de traitements inhumains ou dégradants dans les établissements pénitentiaires.
Des représentants institutionnels venus du Rwanda, du Maroc, du Nigeria, du Sénégal, de l’Afrique du Sud et de la Mauritanie ont, dans un premier temps, présenté l’état d’avancement de l’utilisation des technologies dans la lutte contre ces violations.
Ils ont indiqué que ces outils sont déjà utilisés sous diverses formes, notamment à travers les réseaux sociaux et d’autres dispositifs numériques, tout en soulignant la nécessité de renforcer leur exploitation.
Au terme des échanges, les participants ont convenu de mettre en œuvre les résultats d’une étude récente portant sur la création d’un système technologique destiné à faciliter les visites et les inspections des lieux de détention, afin de vérifier le respect des droits humains.
Cette initiative a été largement soutenue par plusieurs pays participants, l’experte des conventions internationales contre la torture (OPCAT), Ivana Machonova Schellongova, ayant salué cette dynamique : « J’aime beaucoup cela ! Nous pourrions même le lancer très rapidement, c’est possible », a-t-elle déclaré.
Elle a également rappelé l’existence d’autres projets visant à renforcer l’usage des technologies dans la communication entre les mécanismes concernés.
« Nous avons l’idée de renforcer la collecte de données à l’aide des technologies, de centraliser la gestion des informations et de mettre en place un dispositif de surveillance permettant de prévenir tous les risques liés à Internet », a-t-elle ajouté.
Selon les projections présentées, l’ensemble de ces initiatives devrait être opérationnel d’ici 2027, dans le but de renforcer l’efficacité du fonctionnement de l’organisation.
Par ailleurs, Ivana Machonova Schellongova a noté le fait qu’une plateforme est en cours de conception afin d’harmoniser les différentes mesures mises en place dans les pays membres. Celle-ci permettra de centraliser et de stocker les données, tout en favorisant le partage d’expériences, de bonnes pratiques et d’innovations en matière de prévention de la torture.
Enfin, les participants ont été informés qu’une session de formation, prévue pour le 11 août 2026, visera à encourager les pays d’Afrique australe à ratifier et à mettre en œuvre la Convention contre la torture, en s’appuyant sur les outils technologiques.





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