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Arbitrairement arrêté en Uganda et torturé 5 mois durant, le Rwandais Ishimwe Moses comparaît puis relâché

Redigé par IGIHE
Le 12 juin 2019 à 03:37

Le jeune rwandais Ishimwe Rutare Moses, 34 ans, en voyage d’affaires à Kampala Uganda est le dernier en date qui vient d’être traduit en justice par le Parquet de la République de Kampala après plus de cinq mois d’interrogatoire suivi de torture sauvage par les agents du CMI/Chieftancy of Military intelligency ugandais.

ISHIMWE de retour à Kigali après d'intenses péripéties

Il a été arrêté par les hommes en civil le 22 décembre 2018 dans le quartier Bugolobi où il assistait à une rencontre religieuse de Zoe Fellowship.

"Alors que je sortais de l’église pour répondre à un appel téléphonique, j’ai été intercepté par un homme en civil qui m’a demandé de lui montrer mon identité. Je l’ai prié de me permettre de prendre ma carte d’identité dans ma voiture. Il n’a pas voulu que je le fasse", a-t-il confié à la presse rwandaise après sa déportation, disant qu’immédiatement, il a été accusé d’espionner les lieux pour le compte du Rwanda.

Des circonstances étranges de son arrestation suivie d’une torture quotidienne très intense
Ishimwe raconte qu’aussitôt arrêté par cet agent en civil des services secrets ugandais, celui-ci a envoyé sa photo via son portable pour voir arriver en trompe six autres agents en civils débarqués d’un véhicule banalisé.

"Comme pour justifier mon arrestation, ils ont dit que je ressemble à Kagame, le président du Rwanda. Je n’étais pas recherché par leurs services de renseignement. Je n’avais commis aucune infraction",a-t-il dit montrant que par la suite, il a été torturé au quotidien dans un centre de détention du CMI de Mbuya.

" Dans le cachot du CMI, j’ai été sérieusement et méthodiquement battu au point que ma vie tenait à un petit fil. J’étais si mal en point au point qu’ils m’ont dépêché dans une station de police de Kireka juste pour que je ne meure pas dans leur cachot", a-t-il ajouté relatant les malheureuses déclarations du Gén. Abel Kandiho, chef du CMI selon lesquelles il pouvait "m’assassiner et déclarer ma mort au Gouvernement rwandais".

Ishimwe derrière l'agent de police comparaît devant le juge à Kampala. Il paraît extrêmement fatigué à cause des sévices du CMI.

Le ’Safe house’ du CMI où il était détenu était une cave située dans les alentours du Lac Victoria. "Là, il n’est pas question de regarder le ciel, encore moins le soleil. Il a été clair des intentions de mes sbires. Ils me taxaient carrément d’espion au profit du Rwanda. Les harcèlements, bastonnades et autres méthodes de torture étaient mon pain quotidien. Nous nous soulagions dans un jerrican sectionné que nous devions décharger le lendemain", a-t-il confié à la presse, très fatigué et sérieusement amaigri de toute cette somme de douleur de quelques cinq mois, jour pour jour.

Ici, il est question de créer des crimes et de les coller à vous, a dit Ishimwe. "Ils te lancent au front que tu es un espion. Par la suite, ils m’ont traité de déserteur de l’armée rwandaise. En vérité, je n’ai jamais de ma vie embrassé la carrière militaire. Et comme cela ne suffisait pas j’ai été promu par les mêmes services de renseignement militaire de Chef proxénète en Uganda où je faisais mes affaires", a-t-il dit montrant sa gratitude à l’Eglise qu’il fréquentait et au gouvernement rwandais pour leur plaidoirie en sa faveur afin qu’il soit relâché.

"D’autres Rwandais qui restent dans les cachots de ces sbires n’ont pas eu ma chance", a-t-il ajouté relatant son terrible Odyssée de Mbuya, un mois, à la Station de Police de Kireka puis à la Prison de Luzira, une semaine, où il a pu verser une caution de deux millions de shillings pour sa libération.

"Là en Uganda, la justice coûte cher même pour une personne clairement injustement emprisonnée. Ça exige de verser une somme d’argent de caution par le biais de mes amis ugandais qui se sont portés garants", a-t-il dit.

Il a indiqué que sa famille l’a beaucoup aidé pour sa libération. Elle aura dépensé plus de trois millions de shillings puis quinze autres pour rien que trois séances de procès inutile.

Il est rapporté qu’un juge de tribunal a ordonné au Gén. Kandiho de CMI de libérer sans condition Ishimwe jugé innocent sur tous les comptes ou de le faire comparaître devant le tribunal. "Et c’est là qu’ils (officiers du CMI) ont forgé d’autres crimes", a dit le frère du détenu ishimwe.

Le frère d'Ishimwe fond en larmes devant la presse à l'évocation des sévices commis par les services de renseignement ugandais sur son frère

A la libération conditionnelle de Ishimwe, les juges conscients de l’innocence du détenu ont exigé et reçu deux millions de shillings de Ishimwe pour annuler le procès, a dit le frère de l’infortuné Ishimwe qui a tout de suite entrepris le voyage pour le Rwanda. Il chiffre le coût de ce voyage de la cellule du CMI au séjour dans la salle de Police puis à la Prison de Luzira et enfin au Rwanda à 20 millions de shillings soit cinq millions de francs rwandais.

C’est dire combien les relations rwando ugandaises rendues difficiles par le soutien actif de CMI ugandais au mouvement rebelle rwandais du RNC/Rwanda National Congress font beaucoup de malheureux rwandais, rend extrêmement dfficile le commerce entre les deux pays et peut d’un moment à l’autre éructer en une guerre fratricide inutile entre les deux pays si les sociétés civiles rwandaise et ugandaise ne s’y mettent pas et initient une médiation et autres manifestations contre ce climat malsain qui perdure entre les deux pays et fait d’énormes dégâts pour la partie rwandaise gratuitement agressée.


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