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Appel à promouvoir une agriculture favorable à la lutte contre la malnutrition

Redigé par Olivier Mukwaya
Le 11 mars 2019 à 11:09

Nutrition et agriculture doivent toujours aller de pair pour un grand impact sur la lutte contre la malnutrition des ruraux qui dépendent principalement de l’agriculture pour leur subsistance.

Cette observation a été faite par le représentant de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Gualbert Gbehounou, lors d’une formation de deux jours organisée dans le district de Musanze sur le renforcement de la capacité d’intégrer la dimension nutrition dans l’agriculture au Rwanda.

La formation organisée par le Ministère de l’agriculture et des ressources animales (MINAGRI) en partenariat avec la FAO ; elle a vu la participation de 42 spécialistes et responsables nationaux du MINAGRI, du MINALOC, du RAB, du NAEB, du LODA et du Programme national de développement de la petite enfance.

Le Rwanda lutte contre la malnutrition et le défi demeure national. En effet, le taux de retard de croissance chez les enfants de moins de 5 ans est de 38%, selon l’enquête démographique et de santé de 2015 (EDS).

Gbehounou a souligné que la lutte contre la malnutrition nécessite des stratégies fermes tournées vers la priorité accordée à une agriculture sensible à la nutrition.

« L’agriculture est un point de départ et un secteur important pour la nutrition ; il peut jouer un rôle important dans la lutte contre les causes de la malnutrition par le biais d’approches de la chaîne de valeur, tout en s’attaquant aux problèmes systématiques soulignés, en particulier le sous-développement et les inégalités socio-économiques », a-t-il déclaré.

Il a félicité le Gouvernement rwandais qui s’est engagé à des approches multisectorielles, notamment la mise en place d’un programme national de développement de la petite enfance et d’autres politiques en place visant à résoudre tous les problèmes liés à l’alimentation et à la nutrition.

« Le secteur agricole doit jouer un rôle important dans la réduction et l’élimination de la malnutrition afin de garantir la sécurité alimentaire et la production familiale, et ce, grâce à la mise en œuvre de différents programmes tels que l’intensification des cultures, une vache par famille pauvre, un potager intégré, la promotion des champignons de consommation, le stockage national de récoltes et autres denrées et la mise en place d’installations de stockage des aliments au niveau local, entre autres », a noté Jean Claude Musabyimana, Secrétaire Permanent près le Minagri.

L’EDS 2015 indique que le taux de malnutrition aiguë est passé de 5% en 2005 à 2% en 2015, tandis que la malnutrition chronique ou le retard de croissance a été ramené de 51% en 2005 à 38% en 2015. Toutefois, le retard de croissance reste élevé et reste un défi national en comparaison avec les normes internationales de santé publique.


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