Ce projet de loi, présenté par le législateur de la ville de Homa Bay, Peter Kaluma, vise à criminaliser l'homosexualité, les unions entre personnes du même sexe, ainsi que toutes les activités et campagnes LGBTQ.
Il envisage également de proscrire les parades, rassemblements et marches homosexuels, ainsi que le travestissement en public.
Selon les dispositions de ce texte, toute personne reconnue coupable d'actes homosexuels non consensuels serait passible d'une peine de prison allant de 10 à 50 ans.
De plus, les propriétaires de locaux utilisés pour des relations homosexuelles pourraient se voir infliger une amende de 14 000 dollars (soit environ 11 000 livres sterling) ou une peine d'emprisonnement de sept ans, si ce projet de loi est adopté.
Cette initiative survient à la suite de manifestations récentes à Mombasa, organisées par des groupes religieux et des organisations de la société civile, qui s'opposent vigoureusement à la communauté LGBTQ.
Elle intervient également après une décision historique de la Cour suprême du Kenya en septembre, autorisant l'enregistrement des organisations non gouvernementales LGBTQ.
Cette décision met fin à une bataille juridique de dix ans entre ces organisations et le Conseil de coordination des ONG du Kenya, qui avait refusé de les enregistrer.
La Cour suprême a jugé cette discrimination antérieure inconstitutionnelle, marquant ainsi une étape significative pour les droits des LGBTQ au Kenya.


Chargement des commentaires...
Laisser un commentaire