Faute d'école dans son village durant son enfance, Mme Khan a attendu presque un siècle pour réaliser son rêve.
Il y a six mois, escortée par l'épouse de son petit-fils à Bulandshahr, elle s'est jointe à une classe composée d'élèves huit décennies plus jeunes qu’elle.
Sa quête d'éducation est devenue virale après la diffusion d'une vidéo sur les réseaux sociaux, où elle comptait de 1 à 100.
Elle a confié au « Times of India » que, jusqu'à récemment, elle était manipulée par ses petits-enfants pour lui soutirer de l'argent, ne sachant pas compter les billets.
L'histoire de Mme Khan intervient dans un pays où le taux d'alphabétisation est de 73 %, d'après les données de 2011.
Les enseignants, initialement hésitants, ont été touchés par sa passion pour l'apprentissage. Leur empathie s'est révélée contagieuse : 25 femmes de son village, dont deux de ses belles-filles, ont depuis entrepris des cours d'alphabétisation.
Lakshmi Pandey, responsable éducatif, affirme que l'histoire de Mme Khan est un vibrant rappel que la soif de connaissance ne connaît pas de frontières d'âge.
En effet, les records mondiaux attestent du fait : en 2004, Priscilla Sitienei, une Grand-Mère Kényane, s’était inscrite à l’école de Ndalat, pour apprendre à lire et à écrire.
A 90 ans, elle était probablement l’élève de primaire la plus âgée au monde, statuait la BCC à l'époque. Record désormais battu par l’Indienne donc!


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