Cette décision constitue une nouvelle étape dans la dégradation des relations entre les États-Unis et Cuba, déjà tendues depuis de nombreuses années.
Selon le département américain du Trésor, les sanctions concernent notamment l’épouse du président cubain, Lis Cuesta Peraza, son beau-fils, Manuel Anido Cuesta, ainsi qu’Alejandro Castro Espín et son fils, Raúl Alejandro Castro Calis.
Les mesures visent également le ministère cubain des Forces armées révolutionnaires et plusieurs entités considérées par Washington comme des piliers du régime cubain.
Les sanctions impliquent notamment le gel de tout avoir relevant de la juridiction américaine et interdisent aux citoyens et aux entreprises américains d’effectuer des transactions avec les personnes ou institutions visées.
Selon plusieurs médias américains, il s’agit de l’une des mesures les plus significatives prises directement contre le chef de l’État cubain depuis son arrivée au pouvoir en 2018.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, la politique américaine envers Cuba s’est considérablement durcie.
Le président américain a signé plusieurs mesures visant à accroître la pression économique sur l’île, notamment à travers des restrictions touchant les exportations de pétrole vers Cuba et les entreprises étrangères commerçant avec certaines entités contrôlées par l’armée cubaine.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, figure influente de la politique américaine à l’égard de Cuba, a affirmé que Washington ciblait « le réseau qui finance et soutient les opérations subversives du régime cubain ».
Il a également averti que les banques et entreprises étrangères continuant à collaborer avec les entités sanctionnées pourraient elles-mêmes s’exposer à des sanctions.
Les autorités américaines justifient ces nouvelles mesures par plusieurs griefs. Washington accuse le gouvernement cubain de violations des droits humains, notamment lors de la répression des manifestations historiques du 11 juillet 2021, qui avaient mobilisé des milliers de Cubains à travers l’île pour dénoncer les pénuries, les coupures d’électricité et la dégradation des conditions de vie.
Les États-Unis reprochent également à Cuba son rapprochement avec la Russie, notamment l’existence d’installations de renseignement russes sur l’île. Washington accuse par ailleurs La Havane d’entretenir des relations avec certains groupes et gouvernements considérés comme hostiles aux intérêts américains.
Pour sa part, le gouvernement cubain a vivement condamné ces sanctions. Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, a qualifié les mesures américaines d’« interventionnistes » et de « méprisables », affirmant qu’elles ne feraient qu’aggraver les difficultés économiques auxquelles fait face la population cubaine.
Les autorités cubaines soutiennent depuis longtemps que l’embargo économique imposé par les États-Unis depuis le début des années 1960 constitue l’une des principales causes de la crise économique que traverse le pays.
Washington, de son côté, affirme que les difficultés de Cuba résultent avant tout de la gestion du système économique et politique du pays.
Ces nouvelles sanctions interviennent alors que Cuba traverse l’une des périodes économiques les plus difficiles de son histoire récente.
L’île est confrontée à des pénuries chroniques de carburant, à des coupures fréquentes d’électricité, à une inflation élevée et à un exode massif de sa population.
Avec cette nouvelle offensive diplomatique et économique, les relations entre Washington et La Havane semblent entrer dans une phase de confrontation encore plus marquée, éloignant davantage toute perspective de normalisation à court terme.

L’administration américaine a annoncé de nouvelles sanctions économiques contre le président cubain Miguel Díaz-Canel, plusieurs membres de sa famille et des proches de Raúl Castro


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