Cette arrestation, survenue le 20 juillet dernier, est intervenue dans le cadre d'une enquête visant l’un des réseaux criminels les plus surveillés en France, notamment pour son implication présumée dans le narcotrafic et des faits de violences organisées.

Surnommé « Tic », Mehdi Laribi, âgé de 36 ans, est présenté par les enquêteurs comme l’un des membres fondateurs présumés de la DZ Mafia, une organisation criminelle apparue à Marseille et qui aurait progressivement étendu son influence au-delà de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

L’interpellation de Mehdi Laribi intervient dans le cadre de l’enquête baptisée « Octopus », menée par les autorités françaises pour démanteler la structure de la DZ Mafia. Cette opération avait déjà conduit, en mars 2026, à une importante vague d’arrestations, avec plusieurs dizaines de suspects interpellés, dont des figures considérées comme des chefs présumés du réseau.

Selon les enquêteurs, la DZ Mafia fonctionnerait comme une organisation structurée autour du trafic de stupéfiants, avec des ramifications financières et des relais dans plusieurs territoires. Les autorités françaises cherchent notamment à identifier les responsables qui auraient continué à diriger certaines activités depuis l’étranger ou depuis des lieux de détention.

Mehdi Laribi, qui possède la double nationalité franco-algérienne, aurait été arrêté après l’exécution d’un mandat d’arrêt international émis par la justice française. Toutefois, son extradition vers la France apparaît complexe, l’Algérie n’extradant pas ses propres ressortissants. Il a été placé sous contrôle judiciaire après son interpellation, selon des sources concordantes.

La DZ Mafia est devenue, ces dernières années, un symbole de la montée en puissance de certains réseaux criminels marseillais. Les autorités françaises l’accusent d’être impliquée dans des affaires liées au trafic de drogue, à des règlements de comptes et à des actions violentes visant à contrôler des territoires.

En mars 2026, une vaste opération de gendarmerie avait mobilisé plus d’un millier de militaires et permis l’arrestation de plusieurs dizaines de personnes soupçonnées d’appartenir à cette organisation. Les enquêteurs avaient alors affirmé viser la structure dirigeante du groupe.

Les autorités françaises, qui ont adressé une dizaine de demandes de coopération judiciaire visant des dirigeants présumés de la DZ Mafia établis de l'autre côté de la Méditerranée, ont qualifié cette arrestation de « coup important » porté à l'un des réseaux de narcobanditisme les plus actifs en France.

La DZ Mafia fonctionnerait comme une organisation structurée autour du trafic de stupéfiants, avec des ramifications financières et des relais dans plusieurs territoires