Le verdict a été rendu par le Tribunal de lutte contre le terrorisme et les crimes contre l'État, siégeant à Port-Soudan. Parmi les personnes condamnées figurent également le frère et adjoint de Hemedti, Abdel Rahim Hamdan Daglo, ainsi que plusieurs autres responsables des Forces de soutien rapide.
Il s'agit de la première décision judiciaire visant directement le chef des FSR depuis le déclenchement du conflit entre l'armée soudanaise et les paramilitaires en avril 2023.
Les juges ont reconnu les accusés coupables de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité, de génocide, ainsi que d'attaques contre des civils et des infrastructures publiques lors des violences qui ont frappé la ville d'El-Geneina, capitale du Darfour occidental.
L'affaire porte notamment sur l'assassinat de Khamis Abdallah Abakar, gouverneur du Darfour occidental, tué en juin 2023 après avoir publiquement accusé les Forces de soutien rapide et leurs alliés de mener une campagne d'épuration ethnique dans la région. Sa mort avait suscité une vive condamnation de la communauté internationale.
Depuis le début de la guerre au Soudan, en avril 2023, les affrontements entre l'armée dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhan et les Forces de soutien rapide de Mohamed Hamdan Daglo ont plongé le pays dans l'une des plus graves crises humanitaires au monde.
Les Nations unies et plusieurs organisations internationales ont, à plusieurs reprises, dénoncé de graves violations du droit international humanitaire, notamment au Darfour, où les FSR sont accusées d'avoir commis des massacres, des déplacements forcés et des violences à caractère ethnique.
Compte tenu du fait que les condamnés ont été jugés par contumace et que les FSR contrôlent toujours une partie du territoire soudanais, leur arrestation apparaît peu probable à court terme.



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